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Ureaplasma urealyticum, une infection mal connue

16 juin 2018
41 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 sept.

Mise a jour le 03.09.2026

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  1. Vous avez dit :

    effet de ureaplasma chez les femmes

  2. ChatGPT a dit :

    Chez la femme, Ureaplasma est une bactérie qui peut être présente dans les voies génitales sans provoquer de symptômes. On parle alors de colonisation, et sa simple présence sur un test ne signifie pas forcément qu'il faut la traiter.

    Lorsqu'elle est associée à des symptômes ou à une infection, elle peut parfois être impliquée dans :

    • des brûlures ou douleurs en urinant ;

    • des pertes vaginales inhabituelles ;

    • des douleurs pelviennes ;

    • une inflammation du col de l'utérus ou de l'urètre ;

    • plus rarement, certaines complications gynécologiques ou obstétricales.

    Il existe toutefois une incertitude importante sur le rôle exact d'Ureaplasma dans plusieurs de ces problèmes : d'autres infections, notamment la chlamydia, la gonorrhée, la trichomonase ou une vaginose, doivent souvent être recherchées avant d'attribuer les symptômes à Ureaplasma.

    Si vous me dites quel Ureaplasma a été trouvé (U. urealyticum ou U. parvum), le résultat du test et vos éventuels symptômes, je peux vous expliquer ce que cela signifie et si un traitement est généralement envisagé.

     

  3. Vous avez dit :

    ureaplasma urealyticum causer par une MTS maladie transmise sexuelle et peux causer chez la femme des infection a repetition suite au rapport sexuelle, trouver des sources et article scientifique qui expliquer cela

  4. ChatGPT a dit :

    Oui, mais il faut faire une distinction importante : Ureaplasma urealyticum peut être transmis lors de rapports sexuels et est parfois retrouvé chez des personnes ayant une infection génitale, mais la science ne permet pas de dire qu'il s'agit systématiquement d'une IST pathogène, ni qu'il explique à lui seul des infections répétées après les rapports.

    J'ai recherché des publications scientifiques et des recommandations médicales. Voici ce qu'elles montrent.

    1. Ureaplasma urealyticum peut-il être transmis sexuellement ?

    Oui, la transmission sexuelle est possible. Le CDC classe U. urealyticum parmi les agents associés à certaines manifestations génitales et le mentionne dans le contexte des agents pouvant être sexuellement transmis. CCDC

    Cependant, Ureaplasma est également fréquemment retrouvé chez des femmes sans symptômes. C'est pourquoi un test PCR positif ne signifie pas automatiquement qu'il existe une maladie nécessitant un traitement.

    C'est précisément la raison pour laquelle les recommandations européennes de l'International Union against Sexually Transmitted Infections (IUSTI) ont publié une position spécifique sur Ureaplasma urealyticum, Ureaplasma parvum et Mycoplasma hominis. IIUSTI

    Position statement IUSTI 2018 sur Ureaplasma et les mycoplasmes génitaux

    2. Peut-il provoquer des infections ou symptômes répétés après les rapports ?

    C'est possible, mais ce lien n'est pas démontré de manière suffisamment solide pour affirmer que U. urealyticum est la cause.

    Une revue systématique consacrée spécifiquement à Ureaplasma urealyticum chez la femme a étudié notamment :

    • les infections du tractus génital inférieur ;

    • les cervicites ;

    • les douleurs ou brûlures génitales ;

    • les maladies inflammatoires pelviennes ;

    • l'infertilité ;

    • les complications de grossesse.

    Les auteurs concluent que les données sont contradictoires et insuffisantes pour établir clairement U. urealyticum comme agent pathogène chez la femme dans plusieurs de ces situations. PPubMed

    Revue systématique — “Ureaplasma urealyticum: the Role as a Pathogen in Women's Health” (PubMed)

    Un point particulièrement intéressant

    Une étude citée par les recommandations du CDC a trouvé qu'une charge bactérienne élevée de Ureaplasma pourrait être associée à une cervicite non spécifique. CCDC

    Cela ne prouve toutefois pas que chaque femme ayant un PCR positif souffre d'une infection due à U. urealyticum.

    3. Que disent les recommandations du CDC ?

    C'est probablement la source la plus importante à connaître.

    Le Centers for Disease Control and Prevention indique dans ses recommandations concernant la cervicite :

    Les données disponibles ne démontrent pas de rôle spécifique de Ureaplasma urealyticum ou Ureaplasma parvum dans la cervicite.

    Le CDC ne recommande donc pas de rechercher systématiquement U. urealyticum chez les femmes présentant une cervicite. Il recommande plutôt de rechercher notamment :

    • Chlamydia trachomatis ;

    • Neisseria gonorrhoeae ;

    • Trichomonas vaginalis ;

    • Mycoplasma genitalium ;

    • vaginose bactérienne selon le contexte.

    CCDC+1

    CDC — Sexually Transmitted Infections Treatment Guidelines

    Et cela est très important dans votre question sur les symptômes qui reviennent après les rapports.

    4. Pourquoi les symptômes peuvent-ils revenir après chaque rapport ?

    Il existe plusieurs possibilités.

    A. Ureaplasma est réellement impliqué.C'est une possibilité, notamment si la femme présente des symptômes compatibles et une charge bactérienne importante, mais la causalité n'est pas certaine.

    B. Le partenaire est porteur.Si U. urealyticum joue effectivement un rôle dans une situation donnée, la question du partenaire et d'une éventuelle transmission/réinfection peut se poser.

    C. Il s'agit en réalité d'une autre IST.Par exemple Mycoplasma genitalium est beaucoup mieux documenté comme cause de cervicite chez la femme. Le CDC rapporte une association avec cervicite, maladie inflammatoire pelvienne et certaines complications reproductives. CCDC

    D. Ce n'est pas une IST.Une vaginose bactérienne, une candidose, une irritation liée aux rapports, des modifications du microbiote vaginal ou une infection urinaire peuvent également provoquer des symptômes qui apparaissent après les rapports.

    C'est donc important de ne pas conclure automatiquement : « PCR Ureaplasma positive = mes infections répétées viennent de Ureaplasma ».

    5. Et concernant l'infertilité ?

    Là encore, les études ne sont pas totalement concordantes.

    Une méta-analyse publiée en 2021 a examiné les mycoplasmes génitaux et l'infertilité féminine. Elle a trouvé une association entre certaines infections à mycoplasmes et l'infertilité, mais pour U. urealyticum spécifiquement, les résultats globaux restent controversés. Une autre méta-analyse n'a notamment pas trouvé d'association significative entre U. urealyticum et l'infertilité féminine. PPubMed+1

    Méta-analyse — Genital Mycoplasmas and Female Infertility (PubMed)

    Revue et méta-analyse — Genital mycoplasma infection and female infertility (PubMed)

    En résumé

    QuestionCe que montrent les données Transmission sexuelle possible ?Oui Toujours une IST pathologique ?Non Peut être présent sans symptômes ?Oui, très fréquemment Peut être associé à des symptômes génitaux ?Possible, mais causalité incertaine Cause certaine de cervicite ?Non démontré Peut expliquer des symptômes récurrents après rapports ?Possible dans certains cas, mais il faut rechercher d'autres causes Faut-il automatiquement traiter un PCR positif ?Non Faut-il rechercher d'autres IST ?Oui, particulièrement Chlamydia, gonocoque, Trichomonas et M. genitalium selon les symptômes/contexte

    Si votre situation est : « U. urealyticum positif + symptômes qui reviennent après chaque rapport »

    Dans ce cas, je peux aller beaucoup plus loin et rechercher spécifiquement des études scientifiques sur :

    1. U. urealyticum chez la femme et les récidives après rapports sexuels ;

    2. la réinfection par le partenaire / concordance entre partenaires ;

    3. la nécessité ou non de traiter le partenaire ;

    4. les cas où les symptômes persistent malgré les antibiotiques ;

    5. la différence entre U. urealyticum et M. genitalium, qui est particulièrement importante ;

    6. les antibiotiques utilisés et les résistances, sans vous conseiller un traitement personnel.

    Si vous me donnez aussi vos symptômes (brûlures, pertes, douleurs, cystites, douleurs pelviennes, etc.), depuis combien de temps ils reviennent et le résultat exact de votre PCR, je peux confronter votre situation aux études scientifiques.

    CIPSources

     

  5. Vous avez dit :

    construire une mise a jour de l'article avec les information a actuelle Ureaplasma urealyticum est une bactérie de la famille des mycoplasmes qui siège normalement dans l'appareil urogénital. Elle peut néanmoins devenir pathogène, c'est-à-dire provoquer des lésions sur l'organisme. Elle provoque alors des urétrites, notamment chez l'homme, et des cervicites chez la femme, lors d'une transmission par rapports sexuels : il s'agit donc d'une infection sexuellement transmissible (IST). Dans certains cas plus embêtants, Chez l'homme, elle peut entraîner une prostatite ou une salpingite. Chez la femme, elle provoque une infection au niveau des trompes utérines. Les séquelles de cette infection peuvent être des problèmes de fertilité et des grossesses extra-utérines. Symptômes Dans la plupart des cas, les manifestations d'Ureaplasma urealyticum sont quasi-inexistantes, que la bactérie touche l'homme ou la femme. Toutefois, lorsque des symptômes apparaissent, ils peuvent se traduire par une inflammation de l'urètre (appelée urétrite ou blennorragie) chez l'homme, ou par une inflammation de la prostate (prostatite) ; ou par une inflammation du col de l'utérus (cervicite) ou des trompes de Fallope (salpingite) chez la femme. Toutes ces maladies se traduisent par des brûlures urinaires, des besoins fréquents d'uriner, parfois avec des fuites, ainsi que des douleurs lombaires en cas de prostatite ou des douleurs dans le bas-ventre et des écoulements vaginaux, parfois de sang, en cas de salpingite. Diagnostic Le diagnostic est confirmé après des prélèvements localisés. Il permet de déceler le type d'infection sexuellement transmissible dont souffre le patient et de déterminer la présence éventuelle d'autres germes, tels que Trichomonas, Chlamydia ou Candida. Traitement Après identification du germe en cause, un traitement antibiotique est généralement prescrit. La recherche d'autres infections sexuellement transmissibles (IST) est également préconisée, ainsi que le dépistage et le traitement du ou des partenaires si nécessaire. Les rapports sexuels devront être protégés jusqu'à complète guérison. Prévention Les infections à Uréaplasma urealyticum doivent être traitées à temps, car elles peuvent entraîner de graves complications. Elles peuvent non seulement provoquer une infertilité ou des accouchements prématurés chez les femmes enceintes, mais aussi se propager à travers tout l'organisme. Le seul moyen d'éviter la contamination est de pratiquer des rapports sexuels protégés. source et vidéo https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/15480-ureaplasma-urealyticum A Systematic Review of Mycoplasma and Ureaplasma in Urogynaecology., Combaz-Söhnchen N, Kuhn A. Geburtshilfe Frauenheilkd. 2017 Dec;77(12):1299-1303. doi: 10.1055/s-0043-119687. Epub 2017 Dec 18. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29269957 Parmi les espèces de mycoplasmes intéressant le tractus urogénital, on trouve Mycoplasma hominis, Mycoplasma genitalium et Ureaplasma urealyticum. Leur présence dans le contexte d'une maladie urogynécologique a été démontrée dans le cas de l'urétrite, de la cystite et des infections des voies rénales supérieures. Leur rôle dans la vessie hyperactive et la cystite interstitielle/syndrome de la vessie douloureuse fait toutefois l'objet de controverses. Tous les micro-organismes mentionnés ci-dessus peuvent apparaître comme commensaux ou potentiellement pathogènes. Dans la plupart des cas, leur rôle dans une pathologie particulière ne peut être prouvé qu'hypothétisé. L'objectif de cette revue systématique était de résumer les connaissances actuelles sur l'influence des mycoplasmes et des ureaplasmes dans la pathologie urogynécologique, et de fournir des conseils cliniques sur le diagnostic (quand et comment détecter les pathogènes est indiqué ?) ainsi que sur le traitement. 377 articles pertinents ont été analysés. En résumé, un prélèvement urétral pour l'analyse PCR des trois bactéries doit être effectué dans le contexte de la leucocytose stérile symptomatique, de l'urétrite chronique et de la vessie hyperactive présumée ou de la cystite interstitielle/syndrome de la vessie douloureuse. Les femmes symptomatiques doivent être traitées en fonction des résultats de l'antibiogramme. Ureaplasma parvum and Ureaplasma urealyticum detected with the same frequency among women with and without symptoms of urogenital tract infection. Marovt M, Keše D, Kotar T, Kmet N, Miljković J, Šoba B, Matičič M. Eur J Clin Microbiol Infect Dis. 2015 Jun;34(6):1237-45. doi: 10.1007/s10096-015-2351-8. Epub 2015 Feb 26. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25717022 Il y a de plus en plus de preuves indiquant que Ureaplasma urealyticum provoque une urétrite non gonococcique chez les hommes, alors que Ureaplasma parvum ne semble pas avoir de signification clinique. Cependant, le rôle clinique de U. parvum et U. urealyticum dans les infections du tractus urogénital inférieur chez les femmes reste incertain. L'objectif de l'étude était de déterminer la fréquence de U. parvum et U. urealyticum chez 145 femmes présentant une culture positive pour des symptômes d'infection urogénitale inférieure (n = 75) ou sans symptômes (n = 70), et d'identifier d'éventuelles associations entre la détection de U. parvum et U. urealyticum et certaines caractéristiques sélectionnées. Des prélèvements endocervicaux, urétraux et vaginaux ainsi qu'une première urine ont été obtenus. Une réaction en chaîne par polymérase (PCR) a été réalisée pour différencier les urées plasmatiques. Aucune association significative entre la détection de U. parvum ou U. urealyticum et l'intensité des symptômes n'a été observée. Un nombre significativement plus élevé de femmes âgées de 25 ans et moins étaient infectées par U. urealyticum (23,4 %) par rapport à celles âgées de plus de 25 ans (9,2 %) [odds ratio (OR) 3,0 (1,1 ; p = 0,03] et significativement moins de femmes âgées de 25 ans et moins (83,5 %) ont été infectées par U. parvum par rapport à celles âgées de plus de 25 ans (95,5 %) [OR 0,2 (0,1 ; 0,9) ; p = 0,03]. La détection de Chlamydia trachomatis était significativement associée à U. parvum et U. urealyticum (p = 0,021), ainsi qu'à U. parvum seul avec une signification limite (p = 0,063). Bien que ni U. parvum ni U. urealyticum ne semblent causer de symptômes chez les femelles, leur rôle dans le tractus génito-urinaire féminin demeure inconnu, compte tenu de leur ubiquité, de l'augmentation possible du microenvironnement urogénital et de leur capacité ascendante vers l'appareil reproducteur supérieur stérile. Ureaplasma: current perspectives. Kokkayil P, Dhawan B, Indian J Med Microbiol. 2015 Apr-Jun;33(2):205-14. doi: 10.4103/0255-0857.154850. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25865969 Les espèces d'Ureaplasma sont les mycoplasmes génitaux les plus fréquemment observés dans le tractus urogénital des hommes et des femmes. Ureaplasma compte 14 sérotypes connus et est divisé en deux biovars : Ureaplasma parvum et Ureaplasma urealyticum. L'organisme possède plusieurs gènes codant pour des protéines de surface, dont le plus important est celui codant pour l'antigène à bandes multiples (MBA). Le domaine C-terminal de MBA est antigénique et provoque une réponse d'anticorps de l'hôte. D'autres facteurs de virulence comprennent les phospholipases A et C, la protéase IgA et l'uréase. Outre les infections des voies génitales et l'infertilité, Ureaplasma est également associé à des issues défavorables de la grossesse et à des maladies chez le nouveau-né, telles que la maladie pulmonaire chronique et la rétinopathie de la prématurité. L'infection produit des cytokines dans le liquide amniotique qui déclenchent le travail prématuré. Des cas de calcul rénal et d'arthrite suppurée ont également été rapportés. Des infections génitales ont également été rapportées chez des patientes infectées par le VIH, avec une fréquence croissante. Ureaplasma pourrait être un « facteur de risque » dans la pathogenèse du sida. La culture et la réaction en chaîne par polymérase (PCR) sont les techniques de diagnostic de référence. Des dosages commerciaux avec un temps d'exécution amélioré sont disponibles. La dilution en micro-bouillon est couramment utilisée pour tester la sensibilité aux antimicrobiens des isolats. Les organismes sont testés contre l'azithromycine, la josamycine, l'ofloxacine et la doxycycline. Une résistance aux macrolides, aux tétracyclines et aux fluoroquinolones a été observée. Le profil de sensibilité varie également d'un biovar à l'autre, avec le biovar 2 présentant des taux de sensibilité plus élevés. Un diagnostic rapide et l'initiation d'une antibiothérapie appropriée sont essentiels pour prévenir les complications à long terme de ces infections. Après avoir consulté la littérature PubMed à l'aide des termes « Ureaplasma », « Ureaplasma urealyticum » et « Ureaplasma parvum », une revue concise des développements récents a été sélectionnée. Ureaplasma urealyticum: the Role as a Pathogen in Women's Health, a Systematic Review Hanna Hershko Kletzel , Reut Rotem , Moshe Barg , Jennia Michaeli , Orna Reichman  Curr Infect Dis Rep 2018 Jun 29;20(9):33. doi: 10.1007/s11908-018-0640-y Résumé Objectif de cette revue : Évaluer le rôle d’Ureaplasma urealyticum en tant qu’agent pathogène génital dans la santé des femmes. Trois aspects ont été analysés : (1) l’accouchement prématuré (AP) ; (2) l’infertilité féminine ; et (3) les pathologies du tractus génital inférieur, notamment la maladie inflammatoire pelvienne (MIP), la cervicite et les troubles génitaux (pertes, sensations de brûlure). Résultats récents : Une revue systématique a été réalisée. Une recherche dans PUBMED et EMBASE portant sur les articles publiés entre janvier 2003 et septembre 2017 à l’aide du mot-clé « Ureaplasma urealyticum » a permis de recenser 1 835 articles. Ceux-ci ont ensuite été sélectionnés selon des critères d’inclusion définis : (1) études observationnelles originales ayant fait l’objet d’une évaluation par les pairs ; (2) rédigées en anglais ; (3) U. urealyticum avait été spécifiquement isolé ; (4) présence de « cas »/« exposés » et de « témoins »/« non exposés » permettant de calculer une association entre U. urealyticum et le critère d’évaluation étudié. Au total, 32 études ont été retenues et ont fait l’objet d’une évaluation de la qualité basée sur la méthodologie, la taille de l’échantillon, la population étudiée et la méthode d’identification d’U. urealyticum. L’association entre U. urealyticum et l’accouchement prématuré (AP) s’est révélée incohérente d’une étude à l’autre. Huit des dix études prospectives n’ont pas mis en évidence d’association entre U. urealyticum et l’AP, tandis que quatre des six études cas-témoins ont mis en évidence une association positive. En ce qui concerne l’infertilité féminine et les gênes génitales, cinq des six études consacrées à chacun de ces sujets n’ont pas mis en évidence d’association.Seules deux études répondaient aux critères d’inclusion pour la cervicite, avec des conclusions contradictoires. Malheureusement, aucune des études ne répondait aux critères d’inclusion pour la MIP. Il semble que U. urealyticum joue un rôle limité en tant qu’agent pathogène dans l’infertilité féminine, la cervicite, la MIP et les gênes génitales. Son rôle en tant qu’agent pathogène dans l’accouchement prématuré n’est pas clair et des études supplémentaires sont nécessaires pour clarifier cette question. The Associations of Genital Mycoplasmas with Female Infertility and Adverse Pregnancy Outcomes: a Systematic Review and Meta-analysis Reprod Sci. 2021 Nov;28(11):3013-3031. doi: 10.1007/s43032-020-00399-w. Epub 2021 Jan 4. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33398853/ Résumé Le rôle des mycoplasmes génitaux, notamment Mycoplasma genitalium (M. genitalium), Mycoplasma hominis (M. hominis), Ureaplasma urealyticum (U. urealyticum) et Ureaplasma parvum (U. parvum), dans les maladies de la reproduction reste incertain. Afin de déterminer si les mycoplasmes génitaux constituent des facteurs de risque d’infertilité féminine et d’issues défavorables de la grossesse, nous avons réalisé une revue systématique et une méta-analyse. Les bases de données électroniques ont été consultées à la recherche d’études pertinentes. Un modèle à effets aléatoires ou à effets fixes a été utilisé pour générer des graphiques en forêt. Les rapports de cotes (RC) combinés, accompagnés d’intervalles de confiance (IC) à 95 %, ont été utilisés pour mesurer la force des associations. Parallèlement, l’hétérogénéité a été évaluée à l’aide des statistiques H et I², et le biais de publication a été examiné à l’aide de graphiques en entonnoir basés sur les tests d’Egger et de Begg. La recherche a permis d’identifier 2 054 documents pertinents, et 35 articles ont finalement été inclus dans la méta-analyse. M. genitalium s’est révélé être un facteur de risque significatif d’infertilité féminine (OR, 13,03 [IC à 95 %, 3,46-48,98]) et de naissance prématurée (PTB) (OR, 1,81 [IC à 95 %, 1,17-2,80]), mais pas pour l’avortement spontané (AS) (OR, 0,58 [IC à 95 %, 0,25-1,35]). M. hominis peut augmenter de manière significative le risque potentiel d’infertilité féminine (OR, 1,56 [IC à 95 %, 1,02-2,38]), d’AV (OR, 9,14 [IC à 95 %, 4,14-20,18]), de mort-né (OR, 3,98 [IC à 95 %, 1,39-11,36]) et de rupture prématurée des membranes (PROM) (OR, 1,79 [IC à 95 %, 1,26-2,55]),mais n’était pas associé à l’accouchement prématuré (OP) (OR, 1,29 [IC à 95 %, 0,78-2,15]). U. urealyticum n’avait pas d’effet significatif sur le risque d’infertilité féminine (OR, 0,68 [IC à 95 %, 0,42-1,11]). Les co-infections par M. hominis et Ureaplasma étaient significativement associées à l’infertilité féminine, à la SA et à la mortinatalité, mais pas à la rupture prématurée des membranes (RPM). Sur la base des données actuelles, cette méta-analyse confirme que M. genitalium est un facteur de risque d’infertilité féminine et d’accouchement prématuré (AP) ; M. hominis est un facteur de risque potentiel d’infertilité féminine, de SA, de mort fœtale et de PROM ; U. urealyticum ne présente aucune association significative avec l’infertilité féminine ; et la relation entre U. parvum et l’infertilité féminine ainsi que les issues défavorables de la grossesse doit faire l’objet d’une attention accrue et reste à élucider davantage. The role of genital mycoplasma infection in female infertility: A systematic review and meta-analysis Am J Reprod Immunol 2021 Jun;85(6):e13390. doi: 10.1111/aji.13390. Epub 2021 Jan 28. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33417733/ Résumé Problématique : Des études récentes montrent qu’une infection du tractus génital inférieur par des mycoplasmes génitaux pourrait être associée à l’infertilité féminine. Cependant, cette association reste controversée en raison de la prévalence variable, de la taille variable des échantillons et des différentes méthodes utilisées pour diagnostiquer l’infection par les mycoplasmes génitaux. L’objectif de la présente méta-analyse était de mieux comprendre l’impact spécifique des mycoplasmes génitaux sur l’infertilité féminine. Méthode : Une revue systématique de la littérature sur l’association entre l’infection à mycoplasmes génitaux (Mycoplasma genitalium, Mycoplasma hominis, Ureaplasma parvum et Ureaplasma urealyticum) et l’infertilité féminine a été réalisée à l’aide de trois bases de données électroniques : PubMed, Scopus et CINAHL, pour la période allant de janvier 2000 à janvier 2020. Le rapport de cotes (RC) combiné et les intervalles de confiance à 95 % pour l’infection à mycoplasmes génitaux et l’infertilité féminine ont été calculés à partir d’un modèle à effets fixes. Résultats : Cette méta-analyse a porté sur huit études menées dans six pays. D’après les résultats, les femmes souffrant d’infertilité présentaient un risque statistiquement plus élevé de présenter une infection à mycoplasmes génitaux (p < 0,0001) par rapport au groupe témoin. Le rapport de cotes combiné de toutes les études incluses était de 3,82 (IC à 95 % : 2,55 ; 5,72). L’hétérogénéité observée dans l’ensemble des études incluses dans cette méta-analyse était négligeable (I² = 0 %, p = 0,48). Une analyse par sous-groupes a également montré que les infections à M. genitalium, M. hominis et U. urealyticum sont significativement associées à l’infertilité féminine. Conclusion : Notre méta-analyse a mis en évidence une association significative entre les infections à M. genitalium, M. hominis et U. urealyticum et l'infertilité féminine. Ces résultats plaident en faveur de l'élaboration de recommandations pour le diagnostic et le traitement des infections génitales à mycoplasmes, afin de prévenir l'infertilité féminine.

  6. ChatGPT a dit :

    Oui. J’ai repris votre texte en tenant compte des données scientifiques disponibles jusqu’en 2026. Il faut toutefois corriger plusieurs affirmations de l’article original : notamment, on ne peut plus présenter Ureaplasma urealyticum comme une IST pathogène certaine chez la femme, ni affirmer qu’il provoque directement la salpingite, l’infertilité ou la grossesse extra-utérine. Les données actuelles sont beaucoup plus nuancées.

    Voici une version actualisée, scientifiquement plus rigoureuse, que vous pouvez utiliser comme nouvel article.

    Ureaplasma urealyticum chez la femme : symptômes, transmission, diagnostic, traitement et risques

    Ureaplasma urealyticum est une bactérie appartenant à la classe des Mollicutes, comme les autres mycoplasmes. Elle colonise fréquemment le tractus urogénital humain, chez l'homme comme chez la femme. Sa présence peut être asymptomatique et ne signifie pas nécessairement qu'une maladie est présente.

    Il est aujourd'hui important de distinguer colonisation et infection. La détection de U. urealyticum par PCR ne permet pas, à elle seule, de démontrer que la bactérie est responsable des symptômes d'une femme.

    Ureaplasma urealyticum est-il une infection sexuellement transmissible ?

    La transmission de U. urealyticum par voie sexuelle est possible. Cependant, contrairement à des infections telles que la chlamydia, la gonorrhée ou Mycoplasma genitalium, U. urealyticum n'est pas considéré par les principales recommandations comme une IST dont le dépistage systématique est recommandé.

    La raison principale est que cette bactérie est très fréquemment présente chez des personnes en bonne santé. Les recommandations européennes de l'IUSTI soulignent que le portage asymptomatique est fréquent et que la majorité des personnes porteuses ne développent pas de maladie. Elles ne recommandent donc pas le dépistage ou le traitement systématique de U. urealyticum chez les hommes ou les femmes asymptomatiques. PPubMed+1

    Le CDC indique également qu'il n'existe pas de preuve spécifique permettant d'attribuer à U. urealyticum un rôle dans la cervicite chez la femme et ne recommande pas de rechercher systématiquement cette bactérie dans ce contexte. CCDC+1

    Il est donc plus exact de dire que U. urealyticum peut être transmis sexuellement et peut être retrouvé dans le contexte d'une infection urogénitale, mais sa présence ne suffit pas à établir qu'il s'agit de la cause de la maladie.

    Quelle est sa fréquence chez les femmes ?

    La présence d'Ureaplasma dans le tractus génital féminin est relativement fréquente, y compris chez les femmes ne présentant aucun symptôme.

    Une étude comparant des femmes symptomatiques et asymptomatiques a retrouvé U. urealyticum et U. parvum à des fréquences qui ne permettaient pas de démontrer une relation claire entre leur présence et l'intensité des symptômes. Cette observation illustre le problème majeur posé par les tests PCR : ils peuvent détecter une bactérie qui correspond à une colonisation plutôt qu'à une infection active.

    La présence de Ureaplasma doit donc être interprétée avec le contexte clinique, les symptômes, les autres résultats microbiologiques et, lorsque cela est pertinent, la quantité de bactéries détectée.

    Quels symptômes peut provoquer Ureaplasma urealyticum chez la femme ?

    Dans la majorité des cas, la colonisation est asymptomatique.

    Lorsqu'une femme présente des symptômes génitaux ou urinaires et que U. urealyticum est détecté, il peut être tentant d'attribuer automatiquement les symptômes à cette bactérie. Toutefois, cette conclusion n'est pas toujours justifiée.

    Les symptômes peuvent notamment comprendre :

    • brûlures ou douleurs lors de la miction ;

    • irritation urétrale ou génitale ;

    • pertes vaginales inhabituelles ;

    • douleurs pelviennes ou dans le bas-ventre ;

    • gêne ou douleurs lors des rapports sexuels ;

    • saignements après les rapports ou entre les règles lorsqu'une cervicite est présente.

    Cependant, ces symptômes ont de nombreuses autres causes. Il faut notamment rechercher une chlamydia, une gonorrhée, une trichomonase, une vaginose bactérienne et, selon la situation, Mycoplasma genitalium.

    Le CDC précise que la cervicite peut provoquer des pertes vaginales anormales et des saignements, notamment après les rapports sexuels. Il considère cependant que les données disponibles ne démontrent pas de rôle spécifique de U. urealyticum dans la cervicite. CCDC

    Infections répétées après les rapports sexuels

    Chez une femme qui présente régulièrement des brûlures, pertes, douleurs ou symptômes urinaires après les rapports, la détection d'U. urealyticum mérite une interprétation prudente.

    Il existe plusieurs explications possibles :

    1. Une véritable infection génitale ou urétrale peut être présente, mais la causalité de U. urealyticum doit être établie avec prudence.

    2. Une autre IST peut être responsable, notamment Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Trichomonas vaginalis ou Mycoplasma genitalium.

    3. Une vaginose bactérienne ou une perturbation du microbiote vaginal peut provoquer des symptômes récidivants.

    4. Une infection urinaire récidivante peut apparaître en relation avec les rapports sexuels sans être causée par Ureaplasma.

    5. Une irritation mécanique ou chimique liée aux rapports, aux lubrifiants, aux spermicides ou aux produits d'hygiène peut également provoquer des symptômes.

    6. Lorsqu'une véritable IST est diagnostiquée, une réexposition ou une réinfection par le partenaire doit être envisagée.

    Ainsi, des symptômes qui apparaissent systématiquement après les rapports ne permettent pas, à eux seuls, de conclure que U. urealyticum en est responsable.

    En cas de cervicite persistante ou récidivante, le CDC recommande une réévaluation à la recherche notamment d'une réexposition, d'un échec thérapeutique, d'une vaginose bactérienne ou de M. genitalium. Wwww-new.cdc.gov

    Ureaplasma urealyticum et cervicite

    La cervicite correspond à une inflammation du col de l'utérus. Elle peut se manifester par des pertes mucopurulentes, des saignements provoqués facilement au niveau du col ou des saignements après les rapports.

    Les principales causes infectieuses à rechercher sont notamment :

    • Chlamydia trachomatis ;

    • Neisseria gonorrhoeae ;

    • Trichomonas vaginalis ;

    • Mycoplasma genitalium.

    Le rôle spécifique d'U. urealyticum reste beaucoup moins établi.

    Une revue systématique consacrée spécifiquement à U. urealyticum et à la santé féminine a conclu que les données disponibles ne permettaient pas d'établir clairement un rôle important de cette bactérie dans la cervicite, la maladie inflammatoire pelvienne, l'infertilité ou les symptômes génitaux. PPubMed

    Ureaplasma et salpingite : une affirmation à nuancer

    La salpingite est une infection/inflammation des trompes de Fallope et fait partie des maladies inflammatoires pelviennes (MIP).

    L'article ancien affirmait que U. urealyticum pouvait provoquer une salpingite chez la femme. Cette affirmation est aujourd'hui trop catégorique.

    Les données scientifiques ne permettent pas actuellement d'établir que U. urealyticum est une cause démontrée de salpingite ou de maladie inflammatoire pelvienne chez la femme.

    La revue systématique consacrée à la santé féminine n'a trouvé aucune étude répondant à ses critères permettant d'établir une association avec la maladie inflammatoire pelvienne. PPubMed

    Lorsqu'une maladie inflammatoire pelvienne est suspectée, les causes classiquement recherchées comprennent notamment la chlamydia et le gonocoque, ainsi que d'autres agents selon le contexte clinique.

    Ureaplasma urealyticum et infertilité

    La relation entre U. urealyticum et l'infertilité féminine reste controversée.

    Une méta-analyse publiée en 2021 a trouvé une association entre certains mycoplasmes génitaux et l'infertilité féminine. Cependant, lorsqu'U. urealyticum était analysé spécifiquement dans une autre méta-analyse portant sur 35 études, aucune augmentation statistiquement significative du risque d'infertilité féminine n'a été observée : OR 0,68 (IC 95 % : 0,42–1,11). PPubMed

    Une autre méta-analyse, comprenant huit études, a rapporté une association entre l'infection par certains mycoplasmes génitaux, dont U. urealyticum, et l'infertilité. Ces résultats illustrent les divergences entre les études et expliquent pourquoi la causalité reste discutée. PPubMed

    Il est donc incorrect d'affirmer aujourd'hui que la présence d'U. urealyticum provoque une infertilité.

    La formulation scientifique plus prudente est :

    Ureaplasma urealyticum a été étudié comme facteur potentiellement associé à certaines pathologies reproductives, mais les données actuelles ne permettent pas d'établir de manière certaine qu'il est une cause d'infertilité féminine.

    Grossesse et accouchement prématuré

    La situation est différente pendant la grossesse.

    Des études ont observé une association entre la présence d'Ureaplasma et certaines complications obstétricales, notamment l'accouchement prématuré, la rupture prématurée des membranes et la chorioamniotite.

    Une méta-analyse portant sur 19 études de cohorte a trouvé une association entre la positivité à Ureaplasma pendant la grossesse et l'accouchement prématuré, la chorioamniotite et la rupture prématurée des membranes. Cependant, les auteurs ont souligné que la qualité globale des preuves était faible et que des études mieux conçues étaient nécessaires. PPubMed

    Une autre revue systématique et méta-analyse consacrée à M. hominis, U. urealyticum et U. parvum a également souligné que ces bactéries colonisent fréquemment le tractus génital des femmes enceintes et que leur rôle dans les complications obstétricales reste difficile à distinguer de celui du microbiote vaginal et d'autres facteurs de risque. PPubMed

    Une étude récente de 2024 portant sur le microbiote vaginal de femmes enceintes a notamment montré des différences dans certaines populations bactériennes chez les femmes positives à U. urealyticum, ce qui renforce l'idée que les interactions entre Ureaplasma et le microbiote vaginal peuvent être importantes dans la compréhension de son rôle biologique. PPubMed

    Ainsi, la présence d'Ureaplasma pendant la grossesse ne signifie pas automatiquement qu'une complication va survenir et ne constitue pas, à elle seule, une preuve d'infection pathologique.

    Diagnostic

    Le diagnostic repose principalement sur la détection microbiologique de la bactérie.

    Les méthodes comprennent :

    • la PCR ou d'autres techniques d'amplification moléculaire ;

    • la culture, qui est plus complexe et plus lente.

    Les tests multiplex modernes peuvent détecter simultanément U. urealyticum, U. parvum, Mycoplasma hominis, Mycoplasma genitalium et plusieurs IST classiques.

    Cette capacité de détection très large a cependant créé un problème : un résultat positif peut correspondre à une colonisation sans maladie.

    C'est pourquoi les recommandations européennes ne recommandent pas le dépistage systématique de U. urealyticum chez les personnes asymptomatiques. PPubMed

    Chez une femme symptomatique, l'évaluation doit surtout rechercher les causes dont le rôle pathogène est mieux démontré.

    Quelles infections rechercher en priorité ?

    Lorsqu'une femme présente une cervicite, des pertes anormales, des douleurs pelviennes ou des symptômes après les rapports, il peut être pertinent, selon le contexte, de rechercher :

    • Chlamydia trachomatis ;

    • Neisseria gonorrhoeae ;

    • Trichomonas vaginalis ;

    • Mycoplasma genitalium ;

    • vaginose bactérienne ;

    • candidose lorsque les symptômes sont compatibles ;

    • infection urinaire lorsque les symptômes sont urinaires.

    Le CDC recommande notamment le dépistage de la chlamydia et de la gonorrhée chez les femmes présentant une cervicite, ainsi qu'une évaluation de la vaginose bactérienne et de la trichomonase ; le test de M. genitalium peut être envisagé dans certaines situations. Le test systématique d'U. urealyticum n'est pas recommandé. CCDC

    Traitement

    La découverte d'U. urealyticum ne signifie pas automatiquement qu'un antibiotique doit être prescrit.

    Les recommandations européennes indiquent que le dépistage et le traitement systématiques de la colonisation par U. urealyticum ne sont pas recommandés, notamment en raison de la fréquence élevée du portage asymptomatique et du risque de favoriser l'antibiorésistance par des traitements inutiles. PPubMed

    Lorsqu'une infection génitale est diagnostiquée, le traitement doit donc être déterminé en fonction du tableau clinique, des autres agents identifiés et, lorsque cela est disponible et pertinent, de la sensibilité aux antibiotiques.

    Une étude publiée en 2024 sur les infections du tractus génital féminin a également mis en évidence des profils variables de résistance aux antibiotiques selon les isolats d'U. urealyticum, ce qui constitue une raison supplémentaire d'éviter l'automédication ou les traitements antibiotiques répétés sans indication précise. PPubMed

    Faut-il traiter le partenaire ?

    Il n'est pas possible de recommander automatiquement le traitement du partenaire simplement parce qu'une PCR féminine est positive à U. urealyticum.

    La prise en charge du partenaire dépend avant tout du diagnostic établi.

    Pour une véritable IST telle que la chlamydia, la gonorrhée ou la trichomonase, l'évaluation et le traitement des partenaires sont importants afin de prévenir les réinfections. Pour U. urealyticum, la situation est différente car son statut de pathogène et la valeur clinique d'une éradication systématique ne sont pas établis. CCDC+1

    Prévention

    Le préservatif réduit le risque de transmission de nombreuses IST et reste particulièrement important lorsqu'il existe un nouveau partenaire, plusieurs partenaires ou une IST diagnostiquée.

    Cependant, il serait excessif d'affirmer que le préservatif constitue le « seul moyen » d'éviter la présence d'U. urealyticum, car cette bactérie peut coloniser le tractus génital sans qu'une transmission sexuelle récente puisse être démontrée.

    La prévention des complications repose surtout sur :

    • le dépistage des véritables IST lorsqu'il est indiqué ;

    • l'utilisation du préservatif lorsque le risque d'IST existe ;

    • le traitement approprié des infections réellement diagnostiquées ;

    • l'évaluation des partenaires lorsqu'une IST nécessitant leur prise en charge est identifiée ;

    • l'absence d'automédication antibiotique.

    Conclusion

    Ureaplasma urealyticum est une bactérie très fréquente du tractus urogénital. Elle peut être transmise lors des rapports sexuels, mais sa présence ne signifie pas nécessairement qu'une femme souffre d'une IST ou d'une infection nécessitant un traitement.

    Chez la femme, son rôle dans les symptômes génitaux, la cervicite, la maladie inflammatoire pelvienne et l'infertilité demeure incertain. Les études disponibles donnent des résultats parfois contradictoires et les principales recommandations ne conseillent pas son dépistage ou son traitement systématique.

    La situation est particulièrement importante chez les femmes présentant des symptômes répétés après les rapports : un résultat positif à U. urealyticum ne doit pas faire oublier les causes beaucoup mieux démontrées, notamment la chlamydia, la gonorrhée, la trichomonase, la vaginose bactérienne, Mycoplasma genitalium et les infections urinaires.

    En présence de symptômes persistants ou récidivants, une évaluation médicale complète est donc préférable à des traitements antibiotiques répétés dirigés uniquement contre U. urealyticum.

    Sources scientifiques principales

    • CDC – Sexually Transmitted Infections Treatment Guidelines : les recommandations indiquent qu'il n'existe pas de preuve spécifique d'un rôle de U. urealyticum dans la cervicite et déconseillent son dépistage systématique. CCDC+1 Consulter les recommandations CDC

    • Horner et al., 2018 – European STI Guidelines Editorial Board : position européenne sur U. urealyticum, U. parvum et M. hominis. Les auteurs soulignent le portage fréquent et déconseillent le dépistage et le traitement systématiques. PPubMed Article PubMed — Horner et al.

    • Hershko Kletzel et al., 2018 – Ureaplasma urealyticum: the Role as a Pathogen in Women's Health : revue systématique spécifiquement consacrée à la santé féminine ; rôle limité ou incertain dans l'infertilité, la cervicite, la MIP et les symptômes génitaux. PPubMed Article PubMed — Hershko Kletzel et al.

    • Tantengco et al., 2021 – The role of genital mycoplasma infection in female infertility : méta-analyse étudiant les mycoplasmes génitaux et l'infertilité féminine. PPubMed Article PubMed — Tantengco et al.

    • 2021 – The Associations of Genital Mycoplasmas with Female Infertility and Adverse Pregnancy Outcomes : 35 études incluses ; absence d'association significative entre U. urealyticum et infertilité féminine dans cette analyse. PPubMed Article PubMed — méta-analyse 2021

    • 2024 – Study on Drug Resistance to Treatment for Ureaplasma urealyticum Infections in the Female Genital Tract : étude récente concernant les profils de résistance aux antibiotiques. PPubMed Article PubMed — étude 2024 sur les résistances

    Point important par rapport à votre ancien article : la formulation « Ureaplasma urealyticum est une IST qui provoque des cervicites et des salpingites chez la femme, pouvant entraîner infertilité et grossesse extra-utérine » est trop affirmative au regard des connaissances actuelles. Les données permettent de parler de transmission sexuelle possible et d'associations étudiées, mais pas de présenter ces complications comme des conséquences établies de U. urealyticum. CCDC+2

    PCWSources

     

  7. Vous avez dit :

    en resume

  8. ChatGPT a dit :

    En résumé

    Ureaplasma urealyticum est une bactérie fréquente du système urogénital. Elle peut être transmise lors de rapports sexuels, mais sa présence ne signifie pas automatiquement qu’il s’agit d’une IST responsable d’une maladie.

    Chez la femme :

    • La majorité des porteuses sont asymptomatiques.

    • Elle peut être retrouvée chez des femmes ayant des brûlures urinaires, pertes, irritation ou douleurs génitales, mais son rôle causal reste incertain.

    • Les données scientifiques actuelles ne permettent pas d'affirmer qu'elle provoque directement une salpingite, une maladie inflammatoire pelvienne, une infertilité ou une grossesse extra-utérine.

    • Certaines études suggèrent des associations avec des problèmes de fertilité ou de grossesse, mais d'autres ne retrouvent pas ces associations. La causalité n'est donc pas établie.

    • Un résultat PCR positif doit être interprété avec les symptômes et les autres examens. Il est important de rechercher notamment Chlamydia, gonocoque, Trichomonas et Mycoplasma genitalium.

    • Le traitement antibiotique d'un Ureaplasma positif n'est pas systématique, car traiter une simple colonisation peut être inutile et favoriser les résistances.

    • En cas de symptômes qui reviennent après les rapports, il faut rechercher une réinfection, une autre IST, une infection urinaire ou un déséquilibre vaginal avant de conclure que U. urealyticum est responsable.

En une phrase : Ureaplasma urealyticum peut être transmis sexuellement et pourrait jouer un rôle dans certaines infections urogénitales, mais chez la femme son caractère réellement pathogène et son lien avec les infections récidivantes ou l'infertilité restent controversés et ne sont pas établis comme pour la chlamydia ou Mycoplasma genitalium.


Ureaplasma urealyticum chez la femme : symptômes, transmission, diagnostic, traitement et risques


Ureaplasma urealyticum est une bactérie appartenant à la classe des Mollicutes, comme les autres mycoplasmes. Elle colonise fréquemment le tractus urogénital humain, chez l'homme comme chez la femme. Sa présence peut être asymptomatique et ne signifie pas nécessairement qu'une maladie est présente.

Il est aujourd'hui important de distinguer colonisation et infection. La détection de U. urealyticum par PCR ne permet pas, à elle seule, de démontrer que la bactérie est responsable des symptômes d'une femme.


Ureaplasma urealyticum est-il une infection sexuellement transmissible ?

La transmission de U. urealyticum par voie sexuelle est possible. Cependant, contrairement à des infections telles que la chlamydia, la gonorrhée ou Mycoplasma genitalium, U. urealyticum n'est pas considéré par les principales recommandations comme une IST dont le dépistage systématique est recommandé.

La raison principale est que cette bactérie est très fréquemment présente chez des personnes en bonne santé. Les recommandations européennes de l'IUSTI soulignent que le portage asymptomatique est fréquent et que la majorité des personnes porteuses ne développent pas de maladie. Elles ne recommandent donc pas le dépistage ou le traitement systématique de U. urealyticum chez les hommes ou les femmes asymptomatiques. (Horner et al., 2018)

Le CDC indique également qu'il n'existe pas de preuve spécifique permettant d'attribuer à U. urealyticum un rôle dans la cervicite chez la femme et ne recommande pas de rechercher systématiquement cette bactérie dans ce contexte.

Il est donc plus exact de dire que U. urealyticum peut être transmis sexuellement et peut être retrouvé dans le contexte d'une infection urogénitale, mais sa présence ne suffit pas à établir qu'il s'agit de la cause de la maladie.


Quelle est sa fréquence chez les femmes ?

La présence d'Ureaplasma dans le tractus génital féminin est relativement fréquente, y compris chez les femmes ne présentant aucun symptôme.

Une étude comparant des femmes symptomatiques et asymptomatiques a retrouvé U. urealyticum et U. parvum à des fréquences qui ne permettaient pas de démontrer une relation claire entre leur présence et l'intensité des symptômes. Cette observation illustre le problème majeur posé par les tests PCR : ils peuvent détecter une bactérie qui correspond à une colonisation plutôt qu'à une infection active.

La présence de Ureaplasma doit donc être interprétée avec le contexte clinique, les symptômes, les autres résultats microbiologiques et, lorsque cela est pertinent, la quantité de bactéries détectée.


Quels symptômes peut provoquer Ureaplasma urealyticum chez la femme ?

Dans la majorité des cas, la colonisation est asymptomatique.

Lorsqu'une femme présente des symptômes génitaux ou urinaires et que U. urealyticum est détecté, il peut être tentant d'attribuer automatiquement les symptômes à cette bactérie. Toutefois, cette conclusion n'est pas toujours justifiée.

Les symptômes peuvent notamment comprendre :

  • brûlures ou douleurs lors de la miction ;

  • irritation urétrale ou génitale ;

  • pertes vaginales inhabituelles ;

  • douleurs pelviennes ou dans le bas-ventre ;

  • gêne ou douleurs lors des rapports sexuels ;

  • saignements après les rapports ou entre les règles lorsqu'une cervicite est présente.

Cependant, ces symptômes ont de nombreuses autres causes. Il faut notamment rechercher une chlamydia, une gonorrhée, une trichomonase, une vaginose bactérienne et, selon la situation, Mycoplasma genitalium.

Le CDC précise que la cervicite peut provoquer des pertes vaginales anormales et des saignements, notamment après les rapports sexuels. Il considère cependant que les données disponibles ne démontrent pas de rôle spécifique de U. urealyticum dans la cervicite. CCDC


Infections répétées après les rapports sexuels

Chez une femme qui présente régulièrement des brûlures, pertes, douleurs ou symptômes urinaires après les rapports, la détection d'U. urealyticum mérite une interprétation prudente.

Il existe plusieurs explications possibles :

  1. Une véritable infection génitale ou urétrale peut être présente, mais la causalité de U. urealyticum doit être établie avec prudence.

  2. Une autre IST peut être responsable, notamment Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Trichomonas vaginalis ou Mycoplasma genitalium.

  3. Une vaginose bactérienne ou une perturbation du microbiote vaginal peut provoquer des symptômes récidivants.

  4. Une infection urinaire récidivante peut apparaître en relation avec les rapports sexuels sans être causée par Ureaplasma.

  5. Une irritation mécanique ou chimique liée aux rapports, aux lubrifiants, aux spermicides ou aux produits d'hygiène peut également provoquer des symptômes.

  6. Lorsqu'une véritable IST est diagnostiquée, une réexposition ou une réinfection par le partenaire doit être envisagée.

Ainsi, des symptômes qui apparaissent systématiquement après les rapports ne permettent pas, à eux seuls, de conclure que U. urealyticum en est responsable.

En cas de cervicite persistante ou récidivante, le CDC recommande une réévaluation à la recherche notamment d'une réexposition, d'un échec thérapeutique, d'une vaginose bactérienne ou de M. genitalium.


Ureaplasma urealyticum et cervicite

La cervicite correspond à une inflammation du col de l'utérus. Elle peut se manifester par des pertes mucopurulentes, des saignements provoqués facilement au niveau du col ou des saignements après les rapports.

Les principales causes infectieuses à rechercher sont notamment :

  • Chlamydia trachomatis ;

  • Neisseria gonorrhoeae ;

  • Trichomonas vaginalis ;

  • Mycoplasma genitalium.

Le rôle spécifique d'U. urealyticum reste beaucoup moins établi.

Une revue systématique consacrée spécifiquement à U. urealyticum et à la santé féminine a conclu que les données disponibles ne permettaient pas d'établir clairement un rôle important de cette bactérie dans la cervicite, la maladie inflammatoire pelvienne, l'infertilité ou les symptômes génitaux. PPubMed


Ureaplasma et salpingite : une affirmation à nuancer

La salpingite est une infection/inflammation des trompes de Fallope et fait partie des maladies inflammatoires pelviennes (MIP).

L'article ancien affirmait que U. urealyticum pouvait provoquer une salpingite chez la femme. Cette affirmation est aujourd'hui trop catégorique.

Les données scientifiques ne permettent pas actuellement d'établir que U. urealyticum est une cause démontrée de salpingite ou de maladie inflammatoire pelvienne chez la femme.

La revue systématique consacrée à la santé féminine n'a trouvé aucune étude répondant à ses critères permettant d'établir une association avec la maladie inflammatoire pelvienne. (Hershko Kletzel et al., 2018 )


Lorsqu'une maladie inflammatoire pelvienne est suspectée, les causes classiquement recherchées comprennent notamment la chlamydia et le gonocoque, ainsi que d'autres agents selon le contexte clinique.


Ureaplasma urealyticum et infertilité

La relation entre U. urealyticum et l'infertilité féminine reste controversée.

Une méta-analyse publiée en 2021 a trouvé une association entre certains mycoplasmes génitaux et l'infertilité féminine. Cependant, lorsqu'U. urealyticum était analysé spécifiquement dans une autre méta-analyse portant sur 35 études, aucune augmentation statistiquement significative du risque d'infertilité féminine n'a été observée : OR 0,68 (IC 95 % : 0,42–1,11). (2021 – The Associations of Genital Mycoplasmas with Female Infertility and Adverse Pregnancy Outcomes)

Une autre méta-analyse, comprenant huit études, a rapporté une association entre l'infection par certains mycoplasmes génitaux, dont U. urealyticum, et l'infertilité. Ces résultats illustrent les divergences entre les études et expliquent pourquoi la causalité reste discutée. (Tantengco et al., 2021)


Il est donc incorrect d'affirmer aujourd'hui que la présence d'U. urealyticum provoque une infertilité.

La formulation scientifique plus prudente est :

Ureaplasma urealyticum a été étudié comme facteur potentiellement associé à certaines pathologies reproductives, mais les données actuelles ne permettent pas d'établir de manière certaine qu'il est une cause d'infertilité féminine.

Grossesse et accouchement prématuré

La situation est différente pendant la grossesse.

Des études ont observé une association entre la présence d'Ureaplasma et certaines complications obstétricales, notamment l'accouchement prématuré, la rupture prématurée des membranes et la chorioamniotite.


Une méta-analyse portant sur 19 études de cohorte a trouvé une association entre la positivité à Ureaplasma pendant la grossesse et l'accouchement prématuré, la chorioamniotite et la rupture prématurée des membranes. Cependant, les auteurs ont souligné que la qualité globale des preuves était faible et que des études mieux conçues étaient nécessaires.( Yan-Ping Xu et al, 2022)


Une autre revue systématique et méta-analyse consacrée à M. hominis, U. urealyticum et U. parvum a également souligné que ces bactéries colonisent fréquemment le tractus génital des femmes enceintes et que leur rôle dans les complications obstétricales reste difficile à distinguer de celui du microbiote vaginal et d'autres facteurs de risque. (Marinjho Emely Jonduo et al, 2022)


Une étude récente de 2024 portant sur le microbiote vaginal de femmes enceintes a notamment montré des différences dans certaines populations bactériennes chez les femmes positives à U. urealyticum, ce qui renforce l'idée que les interactions entre Ureaplasma et le microbiote vaginal peuvent être importantes dans la compréhension de son rôle biologique. (Kwan Young Oh et al, 2024)


Ainsi, la présence d'Ureaplasma pendant la grossesse ne signifie pas automatiquement qu'une complication va survenir et ne constitue pas, à elle seule, une preuve d'infection pathologique.


Diagnostic

Le diagnostic repose principalement sur la détection microbiologique de la bactérie.

Les méthodes comprennent :

  • la PCR ou d'autres techniques d'amplification moléculaire ;

  • la culture, qui est plus complexe et plus lente.

Les tests multiplex modernes peuvent détecter simultanément U. urealyticum, U. parvum, Mycoplasma hominis, Mycoplasma genitalium et plusieurs IST classiques.

Cette capacité de détection très large a cependant créé un problème : un résultat positif peut correspondre à une colonisation sans maladie.

C'est pourquoi les recommandations européennes ne recommandent pas le dépistage systématique de U. urealyticum chez les personnes asymptomatiques.

Chez une femme symptomatique, l'évaluation doit surtout rechercher les causes dont le rôle pathogène est mieux démontré.


Quelles infections rechercher en priorité ?

Lorsqu'une femme présente une cervicite, des pertes anormales, des douleurs pelviennes ou des symptômes après les rapports, il peut être pertinent, selon le contexte, de rechercher :

  • Chlamydia trachomatis ;

  • Neisseria gonorrhoeae ;

  • Trichomonas vaginalis ;

  • Mycoplasma genitalium ;

  • vaginose bactérienne ;

  • candidose lorsque les symptômes sont compatibles ;

  • infection urinaire lorsque les symptômes sont urinaires.

Le CDC recommande notamment le dépistage de la chlamydia et de la gonorrhée chez les femmes présentant une cervicite, ainsi qu'une évaluation de la vaginose bactérienne et de la trichomonase ; le test de M. genitalium peut être envisagé dans certaines situations. Le test systématique d'U. urealyticum n'est pas recommandé. (Hershko Kletzel et al., 2018 )


Traitement

La découverte d'U. urealyticum ne signifie pas automatiquement qu'un antibiotique doit être prescrit.

Les recommandations européennes indiquent que le dépistage et le traitement systématiques de la colonisation par U. urealyticum ne sont pas recommandés, notamment en raison de la fréquence élevée du portage asymptomatique et du risque de favoriser l'antibiorésistance par des traitements inutiles.


Lorsqu'une infection génitale est diagnostiquée, le traitement doit donc être déterminé en fonction du tableau clinique, des autres agents identifiés et, lorsque cela est disponible et pertinent, de la sensibilité aux antibiotiques.


Une étude publiée en 2024 sur les infections du tractus génital féminin a également mis en évidence des profils variables de résistance aux antibiotiques selon les isolats d'U. urealyticum, ce qui constitue une raison supplémentaire d'éviter l'automédication ou les traitements antibiotiques répétés sans indication précise.


Faut-il traiter le partenaire ?

Il n'est pas possible de recommander automatiquement le traitement du partenaire simplement parce qu'une PCR féminine est positive à U. urealyticum.

La prise en charge du partenaire dépend avant tout du diagnostic établi.

Pour une véritable IST telle que la chlamydia, la gonorrhée ou la trichomonase, l'évaluation et le traitement des partenaires sont importants afin de prévenir les réinfections. Pour U. urealyticum, la situation est différente car son statut de pathogène et la valeur clinique d'une éradication systématique ne sont pas établis.


Prévention

Le préservatif réduit le risque de transmission de nombreuses IST et reste particulièrement important lorsqu'il existe un nouveau partenaire, plusieurs partenaires ou une IST diagnostiquée.

Cependant, il serait excessif d'affirmer que le préservatif constitue le « seul moyen » d'éviter la présence d'U. urealyticum, car cette bactérie peut coloniser le tractus génital sans qu'une transmission sexuelle récente puisse être démontrée.

La prévention des complications repose surtout sur :

  • le dépistage des véritables IST lorsqu'il est indiqué ;

  • l'utilisation du préservatif lorsque le risque d'IST existe ;

  • le traitement approprié des infections réellement diagnostiquées ;

  • l'évaluation des partenaires lorsqu'une IST nécessitant leur prise en charge est identifiée ;

  • l'absence d'automédication antibiotique.


Conclusion

Ureaplasma urealyticum est une bactérie très fréquente du tractus urogénital. Elle peut être transmise lors des rapports sexuels, mais sa présence ne signifie pas nécessairement qu'une femme souffre d'une IST ou d'une infection nécessitant un traitement.

Chez la femme, son rôle dans les symptômes génitaux, la cervicite, la maladie inflammatoire pelvienne et l'infertilité demeure incertain. Les études disponibles donnent des résultats parfois contradictoires et les principales recommandations ne conseillent pas son dépistage ou son traitement systématique.


La situation est particulièrement importante chez les femmes présentant des symptômes répétés après les rapports : un résultat positif à U. urealyticum ne doit pas faire oublier les causes beaucoup mieux démontrées, notamment la chlamydia, la gonorrhée, la trichomonase, la vaginose bactérienne, Mycoplasma genitalium et les infections urinaires.

En présence de symptômes persistants ou récidivants, une évaluation médicale complète est donc préférable à des traitements antibiotiques répétés dirigés uniquement contre U. urealyticum.



Sources scientifiques principales

  • CDC – Sexually Transmitted Infections Treatment Guidelines : les recommandations indiquent qu'il n'existe pas de preuve spécifique d'un rôle de U. urealyticum dans la cervicite et déconseillent son dépistage systématique. CCDC+1 Consulter les recommandations CDC

  • Horner et al., 2018 – European STI Guidelines Editorial Board : position européenne sur U. urealyticum, U. parvum et M. hominis. Les auteurs soulignent le portage fréquent et déconseillent le dépistage et le traitement systématiques. PPubMed Article PubMed — Horner et al./ Should we be testing for urogenital Mycoplasma hominis, Ureaplasma parvum and Ureaplasma urealyticum in men and women? - a position statement from the European STI Guidelines Editorial Board

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29924422/

  • Hershko Kletzel et al., 2018 – Ureaplasma urealyticum: the Role as a Pathogen in Women's Health : revue systématique spécifiquement consacrée à la santé féminine ; rôle limité ou incertain dans l'infertilité, la cervicite, la MIP et les symptômes génitaux. PPubMed Article PubMed — Hershko Kletzel et al./Ureaplasma urealyticum: the Role as a Pathogen in Women's Health, a Systematic Review https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29959546/

  • Tantengco et al., 2021 – The role of genital mycoplasma infection in female infertility : méta-analyse étudiant les mycoplasmes génitaux et l'infertilité féminine. PPubMed Article PubMed — Tantengco et al./The role of genital mycoplasma infection in female infertility: A systematic review and meta-analysis https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33417733/

  • 2021 – The Associations of Genital Mycoplasmas with Female Infertility and Adverse Pregnancy Outcomes : 35 études incluses ; absence d'association significative entre U. urealyticum et infertilité féminine dans cette analyse. PPubMed Article PubMed — méta-analyse 2021/The Associations of Genital Mycoplasmas with Female Infertility and Adverse Pregnancy Outcomes: a Systematic Review and Meta-analysis https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33398853/

  • 2024 – Study on Drug Resistance to Treatment for Ureaplasma urealyticum Infections in the Female Genital Tract : étude récente concernant les profils de résistance aux antibiotiques. PPubMed Article PubMed — étude 2024 sur les résistances/Study on Drug Resistance to Treatment for Ureaplasma Urealyticum Infections in the Female Genital Tract https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38623683/

  • Yan-Ping Xu et al, 2022- Maternal Ureaplasma exposure during pregnancy and the risk of preterm birth and BPD: a meta-analysis, Arch Gynecol Obstet, 2022 Dec;306(6):1863-1872. doi: 10.1007/s00404-022-06491-7. Epub 2022 Mar 12. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35277749/
  • Marinjho Emely Jonduo et al, 2022- Adverse pregnancy and birth outcomes associated with Mycoplasma hominis, Ureaplasma urealyticum and Ureaplasma parvum: a systematic review and meta-analysis.BMJ Open . 2022 Aug 26;12(8):e062990. doi: 10.1136/bmjopen-2022-062990. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36028274/
  • Kwan Young Oh et al, 2024- Vaginal microbiota of pregnant women with Ureaplasma urealyticum and Mycoplasma hominis infections, Front Cell Infect Microbiol, 2024 Sep 9:14:1445300. doi: 10.3389/fcimb.2024.1445300. eCollection 2024. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39315333/


La formulation « Ureaplasma urealyticum est une IST qui provoque des cervicites et des salpingites chez la femme, pouvant entraîner infertilité et grossesse extra-utérine » est trop affirmative au regard des connaissances actuelles. Les données permettent de parler de transmission sexuelle possible et d'associations étudiées, mais pas de présenter ces complications comme des conséquences établies de U. urealyticum.







article avec les information du 18.06.2018

Ureaplasma urealyticum est une bactérie de la famille des mycoplasmes qui siège normalement dans l'appareil urogénital. Elle peut néanmoins devenir pathogène, c'est-à-dire provoquer des lésions sur l'organisme. Elle provoque alors des urétrites, notamment chez l'homme, et des cervicites chez la femme, lors d'une transmission par rapports sexuels : il s'agit donc d'une infection sexuellement transmissible (IST).


Dans certains cas plus embêtants,

Chez l'homme, elle peut entraîner une prostatite ou une salpingite.

Chez la femme, elle provoque une infection au niveau des trompes utérines. Les séquelles de cette infection peuvent être des problèmes de fertilité et des grossesses extra-utérines.



Symptômes

Dans la plupart des cas, les manifestations d'Ureaplasma urealyticum sont quasi-inexistantes, que la bactérie touche l'homme ou la femme. Toutefois, lorsque des symptômes apparaissent, ils peuvent se traduire par une inflammation de l'urètre (appelée urétrite ou blennorragie) chez l'homme, ou par une inflammation de la prostate (prostatite) ; ou par une inflammation du col de l'utérus (cervicite) ou des trompes de Fallope (salpingite) chez la femme. Toutes ces maladies se traduisent par des brûlures urinaires, des besoins fréquents d'uriner, parfois avec des fuites, ainsi que des douleurs lombaires en cas de prostatite ou des douleurs dans le bas-ventre et des écoulements vaginaux, parfois de sang, en cas de salpingite.

Diagnostic

Le diagnostic est confirmé après des prélèvements localisés. Il permet de déceler le type d'infection sexuellement transmissible dont souffre le patient et de déterminer la présence éventuelle d'autres germes, tels que Trichomonas, Chlamydia ou Candida.

Traitement

Après identification du germe en cause, un traitement antibiotique est généralement prescrit. La recherche d'autres infections sexuellement transmissibles (IST) est également préconisée, ainsi que le dépistage et le traitement du ou des partenaires si nécessaire. Les rapports sexuels devront être protégés jusqu'à complète guérison.

Prévention

Les infections à Uréaplasma urealyticum doivent être traitées à temps, car elles peuvent entraîner de graves complications. Elles peuvent non seulement provoquer une infertilité ou des accouchements prématurés chez les femmes enceintes, mais aussi se propager à travers tout l'organisme. Le seul moyen d'éviter la contamination est de pratiquer des rapports sexuels protégés.


source et vidéo



A Systematic Review of Mycoplasma and Ureaplasma in Urogynaecology., Combaz-Söhnchen N, Kuhn A. Geburtshilfe Frauenheilkd. 2017 Dec;77(12):1299-1303. doi: 10.1055/s-0043-119687. Epub 2017 Dec 18. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29269957


Parmi les espèces de mycoplasmes intéressant le tractus urogénital, on trouve Mycoplasma hominis, Mycoplasma genitalium et Ureaplasma urealyticum. Leur présence dans le contexte d'une maladie urogynécologique a été démontrée dans le cas de l'urétrite, de la cystite et des infections des voies rénales supérieures. Leur rôle dans la vessie hyperactive et la cystite interstitielle/syndrome de la vessie douloureuse fait toutefois l'objet de controverses. Tous les micro-organismes mentionnés ci-dessus peuvent apparaître comme commensaux ou potentiellement pathogènes. Dans la plupart des cas, leur rôle dans une pathologie particulière ne peut être prouvé qu'hypothétisé. L'objectif de cette revue systématique était de résumer les connaissances actuelles sur l'influence des mycoplasmes et des ureaplasmes dans la pathologie urogynécologique, et de fournir des conseils cliniques sur le diagnostic (quand et comment détecter les pathogènes est indiqué ?) ainsi que sur le traitement. 377 articles pertinents ont été analysés. En résumé, un prélèvement urétral pour l'analyse PCR des trois bactéries doit être effectué dans le contexte de la leucocytose stérile symptomatique, de l'urétrite chronique et de la vessie hyperactive présumée ou de la cystite interstitielle/syndrome de la vessie douloureuse. Les femmes symptomatiques doivent être traitées en fonction des résultats de l'antibiogramme.


Ureaplasma parvum and Ureaplasma urealyticum detected with the same frequency among women with and without symptoms of urogenital tract infection. Marovt M, Keše D, Kotar T, Kmet N, Miljković J, Šoba B, Matičič M. Eur J Clin Microbiol Infect Dis. 2015 Jun;34(6):1237-45. doi: 10.1007/s10096-015-2351-8. Epub 2015 Feb 26.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25717022


Il y a de plus en plus de preuves indiquant que Ureaplasma urealyticum provoque une urétrite non gonococcique chez les hommes, alors que Ureaplasma parvum ne semble pas avoir de signification clinique. Cependant, le rôle clinique de U. parvum et U. urealyticum dans les infections du tractus urogénital inférieur chez les femmes reste incertain. L'objectif de l'étude était de déterminer la fréquence de U. parvum et U. urealyticum chez 145 femmes présentant une culture positive pour des symptômes d'infection urogénitale inférieure (n = 75) ou sans symptômes (n = 70), et d'identifier d'éventuelles associations entre la détection de U. parvum et U. urealyticum et certaines caractéristiques sélectionnées. Des prélèvements endocervicaux, urétraux et vaginaux ainsi qu'une première urine ont été obtenus. Une réaction en chaîne par polymérase (PCR) a été réalisée pour différencier les urées plasmatiques. Aucune association significative entre la détection de U. parvum ou U. urealyticum et l'intensité des symptômes n'a été observée. Un nombre significativement plus élevé de femmes âgées de 25 ans et moins étaient infectées par U. urealyticum (23,4 %) par rapport à celles âgées de plus de 25 ans (9,2 %) [odds ratio (OR) 3,0 (1,1 ; p = 0,03] et significativement moins de femmes âgées de 25 ans et moins (83,5 %) ont été infectées par U. parvum par rapport à celles âgées de plus de 25 ans (95,5 %) [OR 0,2 (0,1 ; 0,9) ; p = 0,03]. La détection de Chlamydia trachomatis était significativement associée à U. parvum et U. urealyticum (p = 0,021), ainsi qu'à U. parvum seul avec une signification limite (p = 0,063). Bien que ni U. parvum ni U. urealyticum ne semblent causer de symptômes chez les femelles, leur rôle dans le tractus génito-urinaire féminin demeure inconnu, compte tenu de leur ubiquité, de l'augmentation possible du microenvironnement urogénital et de leur capacité ascendante vers l'appareil reproducteur supérieur stérile.


Ureaplasma: current perspectives. Kokkayil P, Dhawan B, Indian J Med Microbiol. 2015 Apr-Jun;33(2):205-14. doi: 10.4103/0255-0857.154850.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25865969


Les espèces d'Ureaplasma sont les mycoplasmes génitaux les plus fréquemment observés dans le tractus urogénital des hommes et des femmes. Ureaplasma compte 14 sérotypes connus et est divisé en deux biovars : Ureaplasma parvum et Ureaplasma urealyticum. L'organisme possède plusieurs gènes codant pour des protéines de surface, dont le plus important est celui codant pour l'antigène à bandes multiples (MBA). Le domaine C-terminal de MBA est antigénique et provoque une réponse d'anticorps de l'hôte. D'autres facteurs de virulence comprennent les phospholipases A et C, la protéase IgA et l'uréase. Outre les infections des voies génitales et l'infertilité, Ureaplasma est également associé à des issues défavorables de la grossesse et à des maladies chez le nouveau-né, telles que la maladie pulmonaire chronique et la rétinopathie de la prématurité. L'infection produit des cytokines dans le liquide amniotique qui déclenchent le travail prématuré. Des cas de calcul rénal et d'arthrite suppurée ont également été rapportés. Des infections génitales ont également été rapportées chez des patientes infectées par le VIH, avec une fréquence croissante. Ureaplasma pourrait être un « facteur de risque » dans la pathogenèse du sida. La culture et la réaction en chaîne par polymérase (PCR) sont les techniques de diagnostic de référence. Des dosages commerciaux avec un temps d'exécution amélioré sont disponibles. La dilution en micro-bouillon est couramment utilisée pour tester la sensibilité aux antimicrobiens des isolats. Les organismes sont testés contre l'azithromycine, la josamycine, l'ofloxacine et la doxycycline. Une résistance aux macrolides, aux tétracyclines et aux fluoroquinolones a été observée. Le profil de sensibilité varie également d'un biovar à l'autre, avec le biovar 2 présentant des taux de sensibilité plus élevés. Un diagnostic rapide et l'initiation d'une antibiothérapie appropriée sont essentiels pour prévenir les complications à long terme de ces infections. Après avoir consulté la littérature PubMed à l'aide des termes « Ureaplasma », « Ureaplasma urealyticum » et « Ureaplasma parvum », une revue concise des développements récents a été sélectionnée.


Ureaplasma urealyticum: the Role as a Pathogen in Women's Health, a Systematic Review

Curr Infect Dis Rep 2018 Jun 29;20(9):33. doi: 10.1007/s11908-018-0640-y


Résumé


Objectif de cette revue : Évaluer le rôle d’Ureaplasma urealyticum en tant qu’agent pathogène génital dans la santé des femmes. Trois aspects ont été analysés : (1) l’accouchement prématuré (AP) ; (2) l’infertilité féminine ; et (3) les pathologies du tractus génital inférieur, notamment la maladie inflammatoire pelvienne (MIP), la cervicite et les troubles génitaux (pertes, sensations de brûlure).


Résultats récents : Une revue systématique a été réalisée. Une recherche dans PUBMED et EMBASE portant sur les articles publiés entre janvier 2003 et septembre 2017 à l’aide du mot-clé « Ureaplasma urealyticum » a permis de recenser 1 835 articles. Ceux-ci ont ensuite été sélectionnés selon des critères d’inclusion définis : (1) études observationnelles originales ayant fait l’objet d’une évaluation par les pairs ; (2) rédigées en anglais ; (3) U. urealyticum avait été spécifiquement isolé ; (4) présence de « cas »/« exposés » et de « témoins »/« non exposés » permettant de calculer une association entre U. urealyticum et le critère d’évaluation étudié. Au total, 32 études ont été retenues et ont fait l’objet d’une évaluation de la qualité basée sur la méthodologie, la taille de l’échantillon, la population étudiée et la méthode d’identification d’U. urealyticum. L’association entre U. urealyticum et l’accouchement prématuré (AP) s’est révélée incohérente d’une étude à l’autre. Huit des dix études prospectives n’ont pas mis en évidence d’association entre U. urealyticum et l’AP, tandis que quatre des six études cas-témoins ont mis en évidence une association positive. En ce qui concerne l’infertilité féminine et les gênes génitales, cinq des six études consacrées à chacun de ces sujets n’ont pas mis en évidence d’association.Seules deux études répondaient aux critères d’inclusion pour la cervicite, avec des conclusions contradictoires. Malheureusement, aucune des études ne répondait aux critères d’inclusion pour la MIP. Il semble que U. urealyticum joue un rôle limité en tant qu’agent pathogène dans l’infertilité féminine, la cervicite, la MIP et les gênes génitales. Son rôle en tant qu’agent pathogène dans l’accouchement prématuré n’est pas clair et des études supplémentaires sont nécessaires pour clarifier cette question.



The Associations of Genital Mycoplasmas with Female Infertility and Adverse Pregnancy Outcomes: a Systematic Review and Meta-analysis

Reprod Sci. 2021 Nov;28(11):3013-3031. doi: 10.1007/s43032-020-00399-w. Epub 2021 Jan 4.


Résumé


Le rôle des mycoplasmes génitaux, notamment Mycoplasma genitalium (M. genitalium), Mycoplasma hominis (M. hominis), Ureaplasma urealyticum (U. urealyticum) et Ureaplasma parvum (U. parvum), dans les maladies de la reproduction reste incertain. Afin de déterminer si les mycoplasmes génitaux constituent des facteurs de risque d’infertilité féminine et d’issues défavorables de la grossesse, nous avons réalisé une revue systématique et une méta-analyse. Les bases de données électroniques ont été consultées à la recherche d’études pertinentes. Un modèle à effets aléatoires ou à effets fixes a été utilisé pour générer des graphiques en forêt. Les rapports de cotes (RC) combinés, accompagnés d’intervalles de confiance (IC) à 95 %, ont été utilisés pour mesurer la force des associations. Parallèlement, l’hétérogénéité a été évaluée à l’aide des statistiques H et I², et le biais de publication a été examiné à l’aide de graphiques en entonnoir basés sur les tests d’Egger et de Begg. La recherche a permis d’identifier 2 054 documents pertinents, et 35 articles ont finalement été inclus dans la méta-analyse. M. genitalium s’est révélé être un facteur de risque significatif d’infertilité féminine (OR, 13,03 [IC à 95 %, 3,46-48,98]) et de naissance prématurée (PTB) (OR, 1,81 [IC à 95 %, 1,17-2,80]), mais pas pour l’avortement spontané (AS) (OR, 0,58 [IC à 95 %, 0,25-1,35]). M. hominis peut augmenter de manière significative le risque potentiel d’infertilité féminine (OR, 1,56 [IC à 95 %, 1,02-2,38]), d’AV (OR, 9,14 [IC à 95 %, 4,14-20,18]), de mort-né (OR, 3,98 [IC à 95 %, 1,39-11,36]) et de rupture prématurée des membranes (PROM) (OR, 1,79 [IC à 95 %, 1,26-2,55]),mais n’était pas associé à l’accouchement prématuré (OP) (OR, 1,29 [IC à 95 %, 0,78-2,15]). U. urealyticum n’avait pas d’effet significatif sur le risque d’infertilité féminine (OR, 0,68 [IC à 95 %, 0,42-1,11]).


Les co-infections par M. hominis et Ureaplasma étaient significativement associées à l’infertilité féminine, à la SA et à la mortinatalité, mais pas à la rupture prématurée des membranes (RPM). Sur la base des données actuelles, cette méta-analyse confirme que M. genitalium est un facteur de risque d’infertilité féminine et d’accouchement prématuré (AP) ; M. hominis est un facteur de risque potentiel d’infertilité féminine, de SA, de mort fœtale et de PROM ; U. urealyticum ne présente aucune association significative avec l’infertilité féminine ; et la relation entre U. parvum et l’infertilité féminine ainsi que les issues défavorables de la grossesse doit faire l’objet d’une attention accrue et reste à élucider davantage.


The role of genital mycoplasma infection in female infertility: A systematic review and meta-analysis

Am J Reprod Immunol 2021 Jun;85(6):e13390. doi: 10.1111/aji.13390. Epub 2021 Jan 28.


Résumé


Problématique : Des études récentes montrent qu’une infection du tractus génital inférieur par des mycoplasmes génitaux pourrait être associée à l’infertilité féminine. Cependant, cette association reste controversée en raison de la prévalence variable, de la taille variable des échantillons et des différentes méthodes utilisées pour diagnostiquer l’infection par les mycoplasmes génitaux. L’objectif de la présente méta-analyse était de mieux comprendre l’impact spécifique des mycoplasmes génitaux sur l’infertilité féminine.


Méthode : Une revue systématique de la littérature sur l’association entre l’infection à mycoplasmes génitaux (Mycoplasma genitalium, Mycoplasma hominis, Ureaplasma parvum et Ureaplasma urealyticum) et l’infertilité féminine a été réalisée à l’aide de trois bases de données électroniques : PubMed, Scopus et CINAHL, pour la période allant de janvier 2000 à janvier 2020. Le rapport de cotes (RC) combiné et les intervalles de confiance à 95 % pour l’infection à mycoplasmes génitaux et l’infertilité féminine ont été calculés à partir d’un modèle à effets fixes.


Résultats : Cette méta-analyse a porté sur huit études menées dans six pays. D’après les résultats, les femmes souffrant d’infertilité présentaient un risque statistiquement plus élevé de présenter une infection à mycoplasmes génitaux (p < 0,0001) par rapport au groupe témoin. Le rapport de cotes combiné de toutes les études incluses était de 3,82 (IC à 95 % : 2,55 ; 5,72). L’hétérogénéité observée dans l’ensemble des études incluses dans cette méta-analyse était négligeable (I² = 0 %, p = 0,48). Une analyse par sous-groupes a également montré que les infections à M. genitalium, M. hominis et U. urealyticum sont significativement associées à l’infertilité féminine.

Conclusion : Notre méta-analyse a mis en évidence une association significative entre les infections à M. genitalium, M. hominis et U. urealyticum et l'infertilité féminine. Ces résultats plaident en faveur de l'élaboration de recommandations pour le diagnostic et le traitement des infections génitales à mycoplasmes, afin de prévenir l'infertilité féminine.



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2 commentaires


Membre inconnu
01 déc. 2020

Bonjour, ces informations sont fausses et je trouve grave de répandre autant de peur vers autant de femmes. 70% des femmes ont ureaplasma, et si vous questionnez médecins et gynécologues pour le moment aucune des nombreuses études ne montrent que ureaplasma crée des IGH Inflammation génitales hautes. Cette bactérie n'est pas virulente sur ce point, et les sources de femme actuelle ne sont pas mentionnées. Ma source : une dizaine de médecins et gynécologues + de nombreuses recherches scientifiques.

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The role of genital mycoplasma infection in female infertility: A systematic review and meta-analysis

Ourlad Alzeus G Tantengco  1 , Mariana de Castro Silva  2 , Clarissa L Velayo  3

Am J Reprod Immunol 2021 Jun;85(6):e13390. doi: 10.1111/aji.13390. Epub 2021 Jan 28.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33417733/

Conclusion: Our meta-analysis showed a significant association between M. genitalium, M. hominis, and U. urealyticum infections and female infertility. This evidence supports the development of guidelines for the diagnosis and treatment of genital mycoplasma infections to prevent female infertility.

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