Une réflexion sur la construction du chemin de vie par un apprenti du Grand Tout - chapitre : Les différents degrés du deuil face à la mort
- 1.centre.s.o.s SAPINA
- il y a 6 jours
- 38 min de lecture
Vivre le suicide d’un proche
Le 10 mars 2010, un ami de 39 ans met fin à ses jours, ce qui a des répercussions émotionnelles importantes pour ses proches.
Je me sens libre, sans aucune tension, ni dans le ventre ni dans la poitrine. Les émotions qui m’oppressaient sont revenues à leur état initial : la peur venait de mon environnement extérieur.
Qu'est-ce que la vie depuis un an ? Cette année a été longue et difficile pour mes 30 ans.
Je suis sûr d'une chose : ce ne sont pas les objectifs de la vie qui nous font grandir et nous apportent de l'expérience, mais le chemin que l'on prend pour les atteindre, avec les personnes que l'on y rencontre.
Il a été l'une de ces personnes qui, par sa présence, sa personnalité et ses actions, ont apporté de multiples couleurs et émotions à ma vie. Pourtant, il ne semble pas avoir beaucoup de couleurs en lui. Je tiens tout de même à le remercier. Je te remercie pour l'énergie et la confiance en l'avenir que tu m'as transmises, malgré le gouffre qui te dévorait à chaque instant de ta vie.
AL, je t'aimais, mais pas comme tu l'attendais. Mon amour ne pouvait ni effacer ni dissimuler ce que tu gardais en toi : toute cette tristesse et ce mal-être enfouis. Je t'aimais, mais seul toi pouvais te sauver.
La joie de vivre
« Comme le disait Bichat à la fin du XIXe siècle, on ne meurt pas parce qu’on est malade, mais on est malade parce qu’on est mortel. »
Pourtant, la médecine a toujours cherché à ne pas accepter la naturalité de la maladie et de la mort, et donc ce que la nature nous offre. Marzano, 2002.
« Puisqu'on ne peut pas être universel en sachant tout ce qui peut être su, il faut savoir un peu de tout. Car il est bien plus beau de savoir un peu de tout que de tout savoir d'une seule chose. » C'est cette universalité qui est la plus belle. » PASCAL, Les Pensées, 1670.
Il avait écrit un mot.
J’ai longtemps marché, j’ai longtemps erré comme une âme en peine, j’ai longtemps regardé les montagnes et observé l’eau de ce lac merveilleux, le cœur serré d’angoisse et les yeux embués de larmes.
Ce soir de printemps, je sortais du cinéma. C'est parce que le cinéma et la littérature nous renvoient à notre propre image, à notre passé, à nos souvenirs, à nos erreurs, à nos chagrins et à nos doutes.
Je suis resté immobile un long moment, me demandant si j’aurais un jour une nouvelle chance d’aimer et d’être aimé, et si mon avenir ne serait que l’ombre de mes amours perdus.
Que faut-il faire pour que le passé cesse de nous envahir ? Que faut-il faire pour que le présent soit une douceur, une sérénité, un soulagement ? L’avenir n’est-il qu’une source d’espoir ? À force d'espérer, ne passe-t-on pas à côté de la vie ?
J’ai trente-huit ans et rester en vie est pour moi une épreuve, un combat, un horizon : tenir, rester debout, ne pas sombrer, en espérant que l’avenir et l’âge feront disparaître mes angoisses. Plus le temps passe, plus la vie nous enlève des gens que nous aimons. Apprendre à vivre loin de ceux qu'on aime. Le poids du passé me semble parfois insurmontable. Je suis en équilibre, en attente. Je peux sombrer d'ici peu, comme je peux m'épanouir.
L'événement
Il s'est suicidé devant moi, sous mes yeux, le 10 mars 2010, au pied des montagnes qu'il aimait tant. Je ne saurai jamais s'il s'agissait de me punir de l'avoir aimé ou s'il s'agissait d'un message d'aide que je n'ai pas su déchiffrer. Il m'avait fait si peur que je craignais pour mon intégrité physique et mentale. Il m'a appelée à l'aide tout en m'insultant et en me punissant de montrer qu'il dépassait mes limites. J'ai agi pour assurer ma propre survie : c'était lui ou moi. Il voulait partir depuis un moment, moi je voulais rester. Il ne tenait pas à sa vie. Moi, j'avais soif de vivre et envie de savourer la vie. Les opposés peuvent s'attirer pour se compléter ou se détruire.
Je crois en la complémentarité, lui en l'émotion de la destruction.
Le 14 mars
J’ai examiné l’ensemble de ces affaires dans l’espoir de trouver un document ou une lettre qui m’aiderait à comprendre le processus. Comment tout cela a-t-il pu se construire pour en arriver là ? Après de longues recherches, j’ai retrouvé une lettre de Mme K., une carte postale, un journal de voyage de 2007 avec une lettre du printemps 2009, ainsi qu’un petit livret contenant quelques pages manuscrites. Ce petit livret datait d'octobre, avant que nous n'emménagions en montagne, et mon nom y était inscrit.
Je me demande ce qui se serait passé si j’avais ouvert la porte ce jour-là ou si j’étais allé près de la fenêtre. Dans quel état était-il vraiment ce matin-là ? Voulait-il me serrer dans ses bras, me dire à quel point il m'aimait et avait besoin de moi, ou était-il sous le coup de sa colère et ses bras auraient-ils été la source de ma destructions?
Je me suis toujours dit que je n'accepterais pas qu'un homme me frappe, et pourtant, voilà ! J’étais prête à l’aider, à l’accompagner, s’il me laissait le temps de le faire. Je lui demandais du temps, j'en avais besoin pour régler ce qui se passait en moi, ce mélange d'émotions qui me troublait au point de ne plus savoir avec qui je voulais construire ma vie.
Mais après qu'il m'a violemment touchée pour la première fois, je l'ai vu si las, si méchant, si différent de celui que je connaissais. À cet instant, j'ai su que je ne voulais plus croire en nous, en lui, pour construire ma vie. Ce futur que je croyais avoir enfin trouvé.
Ma condition était d'atteindre un niveau satisfaisant, en attendant de terminer mes études. Je voulais un travail varié qui mette en jeu différentes facettes de ma personnalité et de mes compétences. Il me permettait également d'être flexible et de bien m'organiser pour poursuivre mes études. J'habite dans un endroit qui me permet de pratiquer le télémark, d'enseigner le ski et d'exercer l'ostéopathie. Un environnement qui me permet de renouer avec les personnes que j'ai rencontrées lors des précédentes saisons de ski. J'avais le temps d'étudier, de travailler, et si besoin, de profiter de la vie et de pratiquer d'autres activités. Ce style de vie me convenait, mais au fond de moi, je ressentais une pression de la part de mon entourage. Des attentes implicites que je ne pouvais pas satisfaire. Ces attentes portaient sur le temps que je passais avec les autres, la qualité de ma présence et mon niveau d'énergie. Je n'étais pas assez disponible, je ne m'intéressais pas assez aux autres, je n'étais pas capable de construire un projet commun, je ne savais pas exprimer et affirmer mon besoin de présence et d'échange avec les autres. Au fond de moi, je ne voulais pas m'investir à 100 % dans une relation qui ne m'acceptait pas telle que j'étais. Je n'étais pas prête à faire de concessions sur mon style de vie, mes centres d'intérêt, mes projets personnels ou mes rêves.
Je voulais vivre pour moi, sans trop penser à l’autre. À cette époque, l’autre s’appelait AL.
En janvier, nous sommes allés visiter Fribourg, puis nous sommes allés manger à Gruyère. J'aimais ça. AL m’obligeait à changer et à me bouger, même si je n’en avais pas la force physique, à cause de mon surengagement dans ma vie en général. Il n’arrivait pas à voir où il se situait dans tout cela, ni à se faire une place en fonction de ses propres envies. Ce qui ne pouvait pas fonctionner avec moi, car j’avais déjà organisé mon avenir pour les cinq prochaines années. Qui aurait cru, il y a 9 mois, que ma vie changerait à ce point et laisserait si peu de place à la personne qui partageait ma vie ?
J’aimerais tant écrire encore plusieurs lignes et pages entières de mots pour exprimer ces maux qui me rongent, mais je sens mes yeux se fermer.
J’aime AL, mais je veux l’aider à se construire, pas le posséder. Lui voulait me posséder, m’avoir rien qu’à lui. Je vais devoir apprendre à vivre seule. Ce qui ne m'était jamais arrivé, indirectement.
J’ai peur de la suite. Je sais toutefois que l’avenir est mon espoir d'un changement favorable pour moi.
AL, je t'aime et j'ai envie de t'aimer pour toujours. Que voulais-tu me faire comprendre?
Le retour au travail
Au travail comme à l'internat, je parviens à occuper mon esprit pour avancer, visualiser l'avenir, agir et construire. La vie ici est toujours active et pleine de rebondissements. Elle est toujours là, mais je parviens à surmonter les moments difficiles, notamment lorsque je lis un e-mail ou échange des informations concernant ses obsèques, prévues le lundi. Son corps a été rapatrié en France, mais je ne pourrai pas le voir. Je lui dis adieu une dernière fois, avec du recul, et le pardon laisse peu à peu place à la peur. J'aimerais écrire aussi vite que mes idées se succèdent, mais je n'y parviens pas. Je pense à son fils, à la vie dans l'appartement sans lui, à la vie quotidienne sans lui, à cet été dans les Landes, lieu neutre où j'ai toujours été seul, et à toutes les rencontres de la vie. J’ai consulté mon horoscope chinois et j’ai compris que j’étais une personne amoureuse. Est-ce un mal ou une chance ?
Je me suis promis de rester seul un certain temps, sans me fixer de date, mais je dois affronter la réalité. Je crois en la vie et en la beauté du monde, et je sais que je tombe facilement amoureux. Je sais aussi que mon style de vie n’est pas compatible avec quiconque, encore moins avec une vie de couple traditionnelle. Aujourd'hui, mon seul souci est matériel : trouver un lieu de vie, un appartement en montagne, en accord avec mon style de vie. Comment vais-je faire pour le payer ? Suis-je prête à renoncer à mes rêves pour cela ? Comment vais-je faire pour tout payer en étant seule ? Si je veux poursuivre mes études, il va falloir trouver une solution.
À l’internat, je n’ai aucun souvenir d'AL. La vie quotidienne se passait bien, mais dans l’appartement, c’était son territoire. C'est lui qui l'avait décoré avec beaucoup de goût.
Lorsque je pense à lui, je me rappelle son parfum : il sentait bon. Il prenait soin de lui. J'aimais ses câlins, sa présence, les moments passés nus dans la salle de bains. J'aimais ses attentions, ses SMS, sa volonté de toujours faire des choses avec moi.
J’appréciais tout cela.
J'appréciais tout cela.
Moi, je lui demandais de me laisser du temps libre, car je me sentais fatigué et oppressé par les horaires à respecter pour l'école. Je trouvais que je ne passais pas assez de temps « le nez dans les livres ». Si j'y réfléchis bien, il était plus attentif à moi que je ne l'étais pour lui ; au moins, il me demandait davantage que ce que j'attendais de lui. Il m’a aidée, je me suis sentie aimée et j’ai eu l’impression qu’il m’emmenait vers l’avenir. Je ne sais pas exactement ce que je dois comprendre de la situation actuelle. Mais malgré son absence, je ne ressens pas de vide en moi. Je ne ressens pas de vide en moi ; il est en moi. Je suis plus déçue par mon comportement de mercredi matin que par son absence. Pourquoi ne voulais-je pas lui parler, pourquoi ne voulais-je pas faire d'efforts ? J’avais donc si peur de lui ?
Je me souviens qu'il ne réagissait pas quand les policiers l'ont décroché et qu'aucune émotion ne m'a envahi. Je me souviens aussi qu'il s'était pendu par la fenêtre quelques heures auparavant, et que je n'avais pas réagi. Il m'avait poussée à mes limites en ce qui concerne l'envie d'aider les autres. Ma peur de lui et mon instinct de survie étaient mille fois plus grands. Ses menaces de se tuer devant moi étaient bien réelles, comme il l'a prouvé. Son attitude méprisante envers moi a été sa perte.
AL, pourquoi avais-tu tant de souffrance en toi ? Qu'as-tu vécu avant moi pour en arriver là ?
En si peu de temps, « tout est parti en l'air !!! ». Je voulais te pardonner, mais tu revenais sans cesse vers moi avec le même comportement pour me blesser.
Aujourd’hui, je dois accepter que mon conjoint, AL, s’est enlevé la vie devant moi. Il a fait son choix, et je dois désormais vivre avec.
En quoi dois-je croire aujourd'hui ? En la vie, en l’amour, en l’ostéopathie, en le télémark, en le soleil, en la neige, en la mer, en les vraies amies, en moi, en mes ressentis, en mes sentiments, en mes émotions, en mon instinct de survie, en mon sixième sens, en mes rêves et en mon avenir.
Merci à la vie qui ne laisse rien au hasard. Je dois accepter ce que j’ai fait, ou plutôt ce que je n’ai pas fait. Je dois m’accepter avec mes peurs et mes limites. Je dois continuer à croire en l’être humain et à travailler sur moi pour devenir une meilleure personne.
Tu étais toi, et ce toi était mon amour. Je voulais que tu parviennes à vivre avec toi-même. Je n’ai pas su reconnaître tes limites. Je m’excuse, pardonne-moi, mon amour. Tu resteras à jamais dans mon cœur, AL.
Avant l'événement
En janvier, j’ai souvent pensé à mon ex-conjoint, UU. Dès que ma relation avec AL a rencontré des difficultés. Dès que UU a repris sa place en moi, alors que j'étais avec AL, je ne me suis pas sentie franche. J'avais l'impression de lui mentir, ce qui m'a troublée jusqu'à jeudi.
Lorsque je l'ai revu, j'ai compris le détachement que j'éprouvais pour lui. Il est la personne vivante la plus importante pour moi, mais il ne me permet pas de construire ce que je veux devenir aujourd’hui. Il est mon ange gardien, alors qu'AL était mon démon.
Maintenant, je dois accepter et pardonner ce qu'il a fait pour pouvoir avancer. J'ai besoin de temps, mais j'ai aussi besoin d'une présence physique parfois.
Je t'ai vue aujourd'hui. Ton amie CD m'a fait parvenir des photos de toi, j'en ai vu quelques-unes. Tu devais être dans un autre état, car tu avais les joues rouges et un sourire magnifique. J'ai oublié de te le dire aujourd'hui, mais je t'aime, pas comme tu l'attendais, mais à ma façon. Je sais que demain sera difficile. Ma collègue du moment ne va pas bien ; ton histoire m'a beaucoup plus affecté que toi. Sa propre histoire avec son conjoint ressemble à la tienne ! Quand j’ai lu le message de ton directeur, j’ai eu l’impression de n’avoir jamais fait partie de ta vie, de ne t’avoir jamais connu, alors que nous vivions ensemble.
Je sais que je dois écrire pour que ces idées soient plus claires et sortent de moi.
Les obsèques-1
Lundi, il y aura tes obsèques, en présence de tes amies et de ta famille que je ne connais pas. J’ai essayé de contacter Miss K, mais je n’ai pas eu de réponse. Tu dois lui avoir fait beaucoup de mal pour qu’elle sorte de ta vie de cette façon. Ces lettres prouvent toutefois qu’elle t’aimait encore, malgré les souffrances endurées.
Penses-tu que j’aurais pu t’aider en ouvrant la porte ou la fenêtre ce jour-là ? La situation aurait-elle pu s'améliorer pour toi ? J’ai compris que je ne représentais rien pour toi, vu la façon dont tu m’as punie !
Ce week-end touche à sa fin, il est temps de retourner à la réalité, car ici, je vis dans un microcosme.
AL, j'aimerais te demander une chose : où es-tu en ce moment ? Aide GM, puis Miss A, pour que la situation s'arrange au mieux.
CD m’a appelée ce soir, sa voix était également troublée. Il avait encore besoin de toi. Ton fils aussi. As-tu pensé à ton fils ? Ton fils qui t’aime tant. Comment penses-tu qu'il va vivre la situation ? En te libérant de tes souffrances, tu lui as transmis des souffrances qu'il devra porter seul. Est-ce cela que tu voulais lui transmettre?
Je suis encore sous le choc de la situation. Tu n’as pas touché à mes peurs, car la mort n’a pas de signification particulière pour moi. Tu m’as plutôt confrontée à mes propres limites en raison de ton manque de respect. Ton prétendu amour n'était qu'une forme de possession, de destruction et de blessure.
Je t'ai donné mon amour et du temps. Tu voulais ma présence, tu voulais me contrôler pour que je sois et fasse ce que tu voulais. Tu voulais me posséder.
Aujourd'hui, en cet instant, je te hais, car par ton choix personnel, tu fais beaucoup de mal aux personnes qui t'aimaient et qui souhaitaient encore partager beaucoup de choses avec toi. Je te hais, mon amour. Tu as joué avec moi, et par ton acte, tu me possèdes encore.
Pourquoi n'as-tu pas écrit quand on s'est rencontrés ? Tu m'as dit que tu écrivais. Est-ce le premier mensonge que tu m'as dit ? Où es-tu en ce moment ? J'espère que tu vas mieux!
Les obsèques- 2
Tu étais là, allongé devant moi. Tu devais te sentir à l’étroit. Ne ressens-tu rien ? Tu ne ressens plus ton corps physique. J’avais oublié, tu es mort. J’étais devant toi, un cercueil en bois nous séparait. Je n’ai donc pas pu te voir une dernière fois. Je voulais te toucher une dernière fois, te prendre dans mes bras, te dire combien je t’aime et combien tu m’as manqué. J’ai pu passer un peu de temps avec toi, seul, et laisser s’écouler mes larmes. Des larmes qui venaient de moi et te rejoignaient. Où es-tu, en ce moment ?
La journée s'est déroulée sans toi, mais pour toi. Ta sœur, ton père et ta mère semblaient désœuvrés. J’ai pris mon ex-femme dans mes bras ; tu l’aimais tant. C'était une femme sensible, tu ne l'as jamais comprise. Sais-tu le mal que tu lui as fait ? Elle t’aimait et t’aime encore. J’espère que là où tu te trouves, tu es mieux qu’ici, près des personnes qui t’aimaient tant. Tu as fait du mal à ceux qui t’aimaient, sans doute sans en avoir conscience, mais tu l’as fait.
J’ai dit à ton fils, à ta famille et à tes amis combien tu les appréciais. J’ai fait ce que tu m’avais demandé. Je vais essayer de prendre contact avec Mlle K. J’aimerais bien lui parler un peu. J’ai besoin de comprendre le pourquoi du comment, de me construire une histoire explicative.
Les jours passent et les sentiments aussi
J’étais en colère contre toi aujourd’hui, cela faisait longtemps que j’avais besoin d’une journée comme celle-ci. Entre amis et riders, juste un moment de glisse, j’en avais besoin. Mais toi, tu ne comprenais pas ce besoin. Tu avais peur que je te délaisse. Penses-tu vraiment, là où tu es, que je ne t’aimais pas assez, que je pouvais te manquer de respect à ce point ? Je savais ce que cela signifiait pour toi.
Aujourd’hui, j’ai passé une super journée, j’ai pris des photos, j’ai glissé, j’ai ri, j’ai transmis ma passion, ce que j’aime, ce qui fait partie de moi : le télémark, une pure sensation.
Contact avec les parents par la suite
Je m’excuse, mais j’ai été déçu par ton père et ta mère aujourd’hui. Il me semblait tellement déconnecté de la personne que je connaissais que j'ai eu du mal à accepter la réalité. Cette réalité a été la tienne pendant des années, après que je t'ai connue telle que je te voyais.
Je sais que, avec le temps, je te pardonnerai. J’apprendrai à vivre avec toi en moi, car tu seras à jamais ancrée en moi. Je t’aime et tu ne me quitteras plus jamais. Grâce à cet acte, tu m’as fait découvrir ta famille et ton passé, même si tu ne le voulais pas vraiment.
Ma vie sera vide sans ta présence, sans toi. Je ne crois pas avoir visé trop haut : je voulais que tu deviennes ce que tu voulais devenir.
Écrire encore et encore
Je vais continuer à écrire. Cela me permet de réfléchir à ma condition. Il est certain qu'il n'est jamais facile de bien comprendre ce que l'on vit lorsqu'on est dedans, et non pas ailleurs.
Et tu me manques, malgré toutes les horreurs que j'ai dites sur toi, des horreurs malheureusement vraies.
En tant qu'observateur, je remarque que la vie de nombreuses personnes n'est pas rose. Je regarde Jepp et sa compagne : ils ont tout pour être heureux, et pourtant, ils ne semblent pas plus heureux que ça. Je ne sais pas ce qu'est le bonheur, mais une chose est sûre : pour moi, être en paix avec moi-même semble être le bonheur. Tu me manques, Al, mais tu ne me donnais pas la paix intérieure. Aujourd'hui, je suis seul, mais je suis en paix, car je ne fais de mal à personne avec mes choix de vie. Je ne détruis rien ni personne. Je veux vivre, aimer, partager, échanger, m’ancrer, m’accrocher à quelqu’un. Mais qui est cette personne ? Où est ma place dans ce monde, pour moi et mes espoirs ? Je veux être ce que je veux devenir, mais où est ma place ?
Il me semble que je tiens un discours qui fait peur aux autres, qui les éloigne, alors que je cherche juste à mieux comprendre pour améliorer ce en quoi je crois. Je crois en la vie, en l’amour et en l’énergie que nous transmettons sans cesse.
Où est le lieu où je pourrais trouver la paix ? J'ai envie d'échanger, d'apprendre de quelqu'un, mais où est cette personne qui pourra être là pour moi et pour qui je pourrai être là ? La personne qui me fera un déclic dans ma vie. J’aime la vie, est-il trop tard pour tomber amoureuse, pour essayer de séduire et de me faire séduire ? J’aime la vie, je veux vivre et aider les autres comme je le peux.
Je sais que tout viendra avec le temps, je dois apprendre à vivre l’instant présent, mais j’ai envie de me trouver.
Et si tu m’entends, aide-moi à me trouver ! Merci pour tout.
Les photos
CD m’a apporté des photos de toi, ce qui m’a fait plaisir et m’a permis de te voir sous un jour nouveau. Je t’aime. J’ai passé un court moment avec lui à regarder les photos. Nous étions tous les deux en larmes. Tu me manques.
L’environnement nous rappelle à l’ordre
M. Duc a encore frappé : les deux semaines de travail d'avril qui devaient m'être attribuées ont été supprimées de mon planning. Pourquoi ne m'avoir pas averti de la situation ? Quelle autre mauvaise nouvelle vais-je encore recevoir ?
Miss A est contre moi, pour longtemps ou non. Comment puis-je l'aider ? Elle ne veut rien entendre. Elle se détruit et se laisse détruire. Dans un e-mail, elle me demande de parler à GM, mais je pense surtout qu’elle veut que j’agisse comme elle le souhaite. Mais de l'extérieur, je vois bien qu'elle se fait du mal et qu'elle doit maintenant se sortir elle-même de cette situation.
e suis perdu. Je veux l'aider, mais je n'en ai pas la force. C'est moi qui ai besoin d'être soutenue. Je ne peux être d'aucune utilité pour quiconque. J'ai besoin d'un environnement calme et réconfortant pour prendre soin de moi, c'est vital !
J’aime et, en ce moment, je n’ai personne à qui donner cet amour, ce qui me blesse. Il faut que le temps passe, il le faut.
Quelle dure journée ! Que s'est-il donc passé ? Mme A m’a insultée, m’a traitée comme de la merde. Que cherche-t-elle vraiment ? Son comportement est devenu complètement hystérique. Où allons-nous ? Vers la folie douce ou la pure anarchie ? J’ai dû appeler sa mère après ses menaces, puis une ambulance pour qu'elle soit hospitalisée. Un moment de grande douleur et de souffrance ! Je sais au moins qu'elle est en sécurité.
La mère d'AL m'a contacté ce matin. Après une discussion tendue, elle m’a insulté et a menacé de faire venir les gendarmes chez moi. Mais où est mon chez-moi ?
Je veux être en sécurité. Où se trouve ce lieu ?
TY m’a appelé pour prendre de mes nouvelles et comprendre. Je lui ai parlé de ma réalité.
Je t'aime, mais là, la merde est énorme à cause de ton acte qui perturbe beaucoup de monde et qui me retombe dessus. Pourquoi moi ?
J’écoute les chansons de Noir Désir et je pense à toi, à la façon dont tu étais en transe au festival de Monthey lorsque tu écoutais de la musique. Je me rappelle que ce soir-là, tu avais été assez étrange pour la première fois. Ce soir-là, j’ai douté de toi, de nous. Pourquoi ne m’as-tu pas écouté ? Je me le demande encore.
Tu m’as beaucoup aidé, je t’aime, mais il m'arrive aussi de te détester. Je suis fatigué de tout cela, j'ai hâte que le week-end soit terminé !
J’ai besoin de me sentir en sécurité ; la solitude ne me fait pas peur. Ce que je n'accepte pas, c'est la violence. Cette violence verbale et physique me déstabilise, me rend mal et me fige. Oui, j’ai mal, oui, j’ai peur, mais c’est normal après ce que je vis. Je veux prendre le temps de me reconstruire seul, de retrouver confiance en la vie et en les gens, et de retrouver de l'énergie positive.
J’aime la vie, j’ai tendance à tout aimer, mais je ne me laisserai pas détruire.
Je suis égocentrique, je vis pour moi et ma sécurité et mon confort sont essentiels dans mon processus de reconstruction.
L’attitude de Miss A me blesse parce qu’elle a touché à mon point faible : mon désir d’être aimé et apprécié par mes proches, ceux en qui j’ai confiance. Par son attitude, sa manipulation et sa mesquinerie, elle m’a profondément blessé à un moment où j’étais vulnérable. Je voulais l'aider, la protéger de la douleur qui la rendait folle dans ses attitudes. Tout le monde m’a dit que c’était la bonne chose à faire, puis ils se sont rétractés comme des pantins.
Je peux établir une similitude entre AL et Miss A : leur facilité à manipuler les gens grâce à leur connaissance des autres. Elles exploitent les points faibles des autres pour les amener à bout et les déstabiliser. Je ne veux pas vivre en fonction de la volonté et des lubies d'une tierce personne. Je veux vivre seul ou avec une personne passionnée, respectueuse et amoureuse de la beauté de la vie.
Je ne veux plus que quiconque me fasse ce type de mal (leur mal-être, leur manque de confiance en leur capacité à être aimé, leur peur de perdre, leur désir de posséder et de contrôler) dans ma vie. Je veux continuer mon chemin. J’ai encore des rêves à réaliser. Je veux devenir quelqu’un qui, grâce à ses ressentis et à ses émotions, peut aider les autres, ou du moins essayer de diminuer leur souffrance, sans pour autant la vivre.
AL, je commence à comprendre comment cet environnement négatif a commencé à te peser et à te déstabiliser. Je ne comprenais pas que tu pouvais revivre des événements de ta vie à cause de ce qui se passait autour de toi.
Est-ce ton père qui pose problème, Al ? Est-ce qu'il te battait ou te maltraitait ? Comment se fait-il que tu sois si mal dans ta peau et que tu sois si violent, alors que tu sembles être une personne ouverte, extraordinaire, aimante, attentionnée, présente, une amante formidable, une cuisinière fabuleuse, une personne sympathique et une partenaire sportive agréable ? J’ai vraiment passé de bons moments avec toi. J’aimerais être avec toi quand tu ne m’étouffais pas. Je crois que tout allait bien jusqu’en décembre, jusqu’à l’événement de Fribourg.
À Fribourg, et par la suite, j’ai compris que tu avais des attentes envers moi. Que ma situation professionnelle et mes déplacements perpétuels ne correspondaient pas à tes besoins. Pourquoi ne voulais-tu pas simplement rester ami avec moi ? Oui, je t’aimais, mais en même temps, je commençais à te haïr et à te détester. Qu'est-ce que tu cherchais avec ces comportements ? Une cage, ce n'est pas pour moi ! J'ai besoin de me sentir libre de faire mes propres choix de vie. Il faut que je demande à quelqu'un de venir changer l'énergie de l'appartement, j'en ai besoin.
Merci, Miss A, pour tout ce que tu as fait. Je sais que tu penses que j’ai agi pour te nuire, mais je ne t’ai jamais voulu de mal. J’avais besoin d’aide, car ta colère me faisait du mal et me détruisait. Tes actes et tes paroles aussi. Tu attendais trop des autres, car tu attends beaucoup de toi-même. Je te remercie pour tout. J’ai apprécié tous les moments passés avec toi. Bonne continuation, prends soin de toi, ma chère.
Bonne nuit, Al. J’espère que, où que tu sois, tu te sens bien et que tu as enfin trouvé la paix pour pouvoir dormir confortablement.
Ce ressassement perpétuel qui revient la nuit.
Pourquoi hantes-tu mes nuits ? Tu hantes mes pensées. Je ne cesse de décomposer les derniers jours de l’événement, d’analyser ce que j’ai fait et ce que j’aurais pu faire. Avais-je si peur de toi pour ne pas avoir osé t'adresser la parole ? J'avais certainement peur de toi. Je sentais que tu pouvais me détruire. Pourquoi voulais-tu me faire du mal ?
Qu'est-ce que le suicide ? Que signifie vraiment ce mot ? Se donner la mort avant l’heure… Mais comment sait-on quand c’est notre heure ?
Reste avec moi, s'il te plaît. Cela me fait plaisir. Mais comprendrai-je un jour pourquoi et qu'est-ce que j'ai fait ?
Une image est gravée à jamais dans ma mémoire : celle de la scène de l’événement.
Moi, à l’intérieur de l’appartement, regardant par la fenêtre. Je pouvais te voir, accroché par un foulard autour du cou.
Te quitter était un geste de protection contre ta violence, pas par amour pour toi.
Tu étais allé trop loin et je n’en pouvais plus. Tu voulais me posséder, comme un objet qu’on garde. Pourquoi voulais-tu que je le voie ! Punition ou demande d'aide?
Action pour revivre
Lundi, nous avons organisé une soirée en ton honneur. Nous avons regardé des photos pour nous rappeler à quel point tu étais extraordinaire, une personne unique et exceptionnelle qui nous a quittés trop tôt et qui laisse un grand vide. Plusieurs personnes de Villars étaient présentes pour se souvenir une dernière fois de toi tous ensemble. Hier et aujourd'hui ont été très tristes, avec beaucoup de pensées tournées vers toi. Miss A m’a encore pris la tête. Merci la vie, toi et elle faites une équipe d'enfer. Est-ce que j’ai le droit d’être heureuse ? Est-ce que tu vas me laisser vivre ? Je ne veux pas t’oublier, mais je veux être heureuse et retrouver le sourire, même si tu ne seras plus là physiquement. Tu seras pour toujours en moi ! C'est ce que tu voulais, non ?
Où es-tu maintenant ?
Es-tu en paix, là où tu es ? As-tu enfin trouvé le repos ? Le calme intérieur que tu recherchais tant dans cette solitude que tu voulais protéger.
Je n'ai rien compris quand nous étions ensemble. J’étais encore en pleine reconstruction personnelle. Je n’en étais pas au même stade que toi. Le concept de couple était encore abstrait pour moi ; vivre, c’était choisir de vivre avec l’autre et pour l’autre. Tu voulais vivre une histoire d'amour ! Pour moi, c'était une grande histoire d'amour, avec une fin tragique, mais de l'amour quand même ! Pas de l'amour comme tu t'attendais, mais de l'amour tel que je peux te le donner.
Je ne sais pas si j’aurai le courage et l’énergie de faire de nouveau confiance à quelqu’un.
Toi, tu as commis un acte extrême pour une situation si peu importante : une crise, une dispute, et tu en as fait la fin de ta vie. Je ne voulais pas te laisser, je voulais être là pour toi, mais il n'y avait aucun compromis possible entre nous. Tu me faisais peur, et tu étais prêt à tout détruire par pur égoïsme et mal-être personnel. Je ne te voulais pas de mal. Je voulais comprendre. Avec un peu de détachement, j’avais besoin de prendre du recul. Je devais finir de me construire pour enfin m'épanouir dans ma relation de couple. Tu étais beaucoup pour moi, mais j'ai besoin de cette situation pour comprendre tout ce que tu m'as apporté. Tu étais mon rayon de soleil, malgré les tempêtes et les ouragans. Je t’aimais et je t’aimerai toujours. Quand vas-tu me laisser reconstruire ma vie?
La réaction des autres
Durant cette saison, tu t'es éloigné de CD. Avais-tu peur de lui ? Avais-tu peur de me perdre ? Est-ce que tu te sentais en compétition avec lui pour moi ? J’espère que tu n’as jamais pensé cela. Pourquoi tant de jalousie et de peur à mon égard ? Je tenais à toi, n'est-ce pas suffisant ? Ton acte a mis fin à notre relation. Pourquoi as-tu fait cela ?
Je ne me sens pas toujours bien, surtout en présence des autres. J’ai l’impression de ne pas accepter ma situation et j’ai honte de ce que je vis : deux ruptures en un an environ. Est-ce que je parviendrai à trouver la paix intérieure et à donner tout l’amour que j’ai en moi ?
Je sais que je ne suis pas faite pour vivre avec quelqu’un, mais est-ce que je peux retrouver ma joie de vivre et ne plus me sentir redevable de quoi que ce soit ? Laisse-moi partir, s'il te plait.
Les doutes
Je commence à douter de mes choix de vie et de mes priorités.
Aujourd'hui, lors du test de télémark, j'étais confiante et en paix avec moi-même toute la journée, sauf après le repas, lors de l'épreuve « bosse et dépression ». Je n'ai pas bien réagi et j'ai mal agi. Je me demande pourquoi je m’entête à faire autant de formations et où elles me mènent. Voilà la question. Je suis rentré dans l'appartement que je loue à Gstaad pour la formation. Je suis fatigué, mais j’ai le cafard. Je me sens seul et perdu. Je ne sais pas à quoi me raccrocher, à tel point que je perds toute confiance en moi et en mes projets de vie. Que puis-je bien devenir sans lui ?
Je me sens perdue, avec une grande vague à l'âme ! Je suis rentrée chez moi et j'ai appelé CD, une personne qui me soutient encore. Mais pourquoi me sens-je tiraillée entre l'amitié qu'il entretenait avec AL et la réalité actuelle ? Je dois lutter, arrêter de me laisser prendre par le premier venu. CD n'est pas le premier venu, mais c'était le meilleur ami d'AL, je dois faire attention. J’ai envie de pleurer toutes les larmes de mon corps, comme lorsque DU m’a quittée. La liberté nécessite sans doute un long et difficile apprentissage, c’est sûrement ce que la vie essaie de m'apprendre.
Est-ce que je fais le bon choix de vie ? À long terme, la réponse est oui, car malgré tout ce que je vis, je me sens intègre, malgré toutes les questions qu'on me pose. Je voudrais trouver la paix intérieure, un calme intérieur. Comment y parvenir?
Faire des choix de vie seul
e ne sais pas comment je vais faire pour la suite : l'appartement, la solitude, son absence qui commence à me peser de plus en plus, le conflit avec M^(me) A. Pourquoi m'a-t-elle inclus dans son mal-être alors que je lui voulais du bien ? Pourquoi ai-je fait cela ? J'ai inconsciemment ressenti le besoin de dire enfin ce que je pensais aux personnes qui nous manipulent et nous font du mal.
Je me sens seul, une solitude que je n'avais jamais connue jusqu'à présent. J'ai l'impression que tout est possible, mais est-ce que je dois me raccrocher à mes propres convictions ? Je veux retrouver ma joie de vivre, je veux me sentir vivre, je veux me sentir libre. Comment puis-je retrouver ce sentiment de liberté, cette paix intérieure ?
Je me sens fatigué. Est-il possible de trouver quelqu'un qui m'accepte tel que je suis et qui veuille prendre soin de moi ? Je suis matérialiste et j'ai besoin d'un minimum de confort pour continuer, mais je ne sais pas si mes finances suivront mes envies et mes rêves.
J'aimerais trouver quelqu'un avec qui faire une colocation. Une personne avec qui construire, pas avec qui me détruire ou me donner une sensation d'insécurité.
Je suis fatigué, laisse-moi me reposer. Je veux rebondir pour mieux me construire en donnant de l'amour.
Bilan
Me voici rendu au moment de ma vie où je peux dresser un bilan (passé, présent, futur).
Mon passé : j’ai rencontré des personnes magnifiques et j’ai échappé à plusieurs situations de crise. J’ai aimé plusieurs personnes, j’ai appris de plusieurs personnes, j’ai vécu de belles rencontres et j’ai surmonté des situations qui me paraissaient insurmontables. Aujourd’hui, j’essaie de comprendre le pourquoi du comment.
Mon présent : une situation de vie qui répond à mes attentes, bien sûr avec la peur des moments de liberté qui se présenteront à moi. J'ai peur de ce que sera mon futur. Ce présent est chargé d'émotions, d'incompréhension et d'attentes quant à mon avenir. Un présent que je voudrais déjà terminé. En ce moment, certaines personnes me viennent à l’esprit : Charlot avec ses œuvres d’art et mon grand-père avec le livre qu’il a écrit sur sa vie.
Le futur, mettre de mots
J'ai parlé, parlé, parlé, expliqué, mis des mots sur ce que j'ai en moi. Cela m’aide à avancer. L’important est de croire en demain. Un lendemain différent qui nous apportera encore plus de possibilités nouvelles. Faut-il croire en tout ce que l’on fait ou simplement continuer à avancer, même si parfois, nous avons les yeux plus fermés qu'ouverts ?
Aujourd'hui, j'ai passé une bonne journée. J'ai couru un peu ce matin, et sur le chemin du retour, j'ai fait une belle rencontre. Une fois rentré à l'appartement, j'ai reçu un coup de téléphone m'annonçant une bonne nouvelle. J'ai enfin réussi à obtenir mon diplôme de télémark de niveau 1. Cela me donne l'occasion de poursuivre ma passion pour le télémark et la glisse. J'ai étudié un peu cet après-midi, puis j'ai passé la soirée à discuter plus longuement avec la personne que j'avais rencontrée plus tôt dans la journée. Cette rencontre résonne avec le lieu où s'est produit l'événement, l'acte final d'AL, il y a maintenant trois semaines. Les jours passent et le deuil se fait tranquillement. Parler et expliquer me permet de sortir de cette situation qui s'est produite très rapidement. Il est presque incompréhensible à quel point cette situation est douloureuse et a par la suite bouleversé la vie de plusieurs personnes.
Beaucoup te trouvent égoïste d'avoir agi comme tu l'as fait, AL. Pour moi, tu m'as libéré d'une situation dans laquelle tu voulais m'emprisonner. Tu ne voulais que moi !
Et moi, je voulais vivre et trouver ma voie (ma voix / mes ailes).
J’ai parlé avec tes parents. Je comprends qu'ils souffrent énormément, mais pourquoi sont-ils si en colère et pleins de haine ? Je ne peux pas te voir avec eux. Je sais qu’on ne choisit pas ses parents, mais là… !!! Je me suis excusée pour le comportement très blessant que j’ai eu envers ta mère, mais j’étais déstabilisée. Je sais que ce n'est pas une raison pour manquer de respect à quelqu'un, mais je crois qu'il m'aurait été impossible de garder mon sang-froid avec eux. Je m’excuse, mais je veux savoir pourquoi tu étais si mal, pourquoi tu avais ce trou en toi qui engloutissait tout ! Je t’aimais, mais j’avais besoin de temps pour moi. Je ne voulais pas te mettre à l'écart de ma vie, mais c'est toi qui provoquais sans cesse.
Des rêves qui nous ramènent à la mémoire
J’ai rêvé de toi hier soir. Tu m’avais invité pour discuter, mais la conversation n’avançait pas jusqu’à ce que je te pose des questions. Tu m’as alors parlé d’un viol collectif auquel tu aurais participé, ainsi que de la séquestration de ton père avec violence. Je ne saurai jamais pourquoi tu souffres autant. Ici, la vie est étrange. Sans toi, elle me semble amère, mais elle reprend peu à peu son cours. Je suis fatigué, à bientôt !
La voisine est venue me voir ; on a parlé de plein de choses et elle est vraiment super.
J’ai récupéré ton fils ce soir pour qu'il aille skier à Verbier avec CD. Nous allons passer une journée ensemble pour aller de l’avant. Construire un avenir, agir pour montrer que la vie continue, avec ses hauts et ses bas. Tu aimais ton fils, moi aussi, mais à ma manière. Je veux lui transmettre ma joie de vivre. Je veux être avec lui comme tu le voulais tant, partager des moments d’échange.
Aujourd'hui, nous sommes allés skier à Arola, une petite station superbe où la neige poudreuse de janvier était encore présente, malgré le mois d'avril. Cette journée m’apporte beaucoup d’énergie et de joie ; j’aime la vie et la nature. Merci pour toute cette beauté.
Cela fait un mois qu'AL s'est enlevé la vie devant moi. Je n'aurais jamais cru qu'il irait jusqu'à cela. Je ne pensais pas qu’il voulait vraiment le faire ; je pensais qu’il jouait avec moi, qu’il me faisait peur pour me contrôler. Cet événement a changé ma vie. Ce changement me laisse avec une tristesse que je ne parviens ni à maîtriser ni à dissiper. Je me sens coupable de mon attitude, car je ne voulais ni lui faire peur ni lui faire de mal.
Hier, il y avait le dîner de fin de saison de l’école de ski. J’y suis allé à reculons. Mais je suis arrivé au moment où M. Duc a commencé sa minute de silence en ta mémoire. Ma douleur et ma peine sont alors resurgies, et je n'ai plus rien contrôlé. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est à ce moment-là que j’ai complètement craqué. Je sais que l’alcool n’est pas la solution pour aller mieux. Et maintenant, CD hante mes pensées. Il est présent dans ma recherche de réconfort. Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve. Je ne sais pas où la vie me mènera, mais je sais que j’ai besoin d’être bien avec moi-même. Je suis seul, et pourtant, je dois donner de l’amour à quelqu'un qui le veut bien.
Bonne nuit, tu me manques tout le temps. Je garderai les bons souvenirs. Laisse-moi partir, je veux vivre pleinement.
De retour de Montréal
Je n'ai pas écrit dans ce carnet depuis un moment. Je reviens tout juste de Montréal, où j'ai passé les examens de ma deuxième année. Je vais pouvoir faire mon deuil, prendre le temps de lire, d'écrire, de créer et de fabriquer. Du temps pour moi. Il est vrai que je voudrais faire mille et une choses. On verra si j'y arrive. Les mots et les phrases défilent trop vite dans ma tête par rapport à ma main qui écrit. Je pense à lui et je relis quelques textes. Je dois aller dormir. Plus de 48 heures sans dormir, c'est long.
Pourquoi la vie est-elle ainsi faite ?
J’ai plein de choses qui me passent par la tête. La vraie question est de savoir par où commencer pour donner du sens à ce que je ressens. La première chose que je ressens, c'est le besoin d'être réconforté, entouré et soutenu par des personnes que j'aime, que j'admire et que je respecte.
Samedi, je me trouve dans les Landes, un lieu qui m’a toujours réconforté en me permettant de rêver et de croire qu’un jour, je parviendrai à faire du surf. Ce lieu me réconforte parce qu’il me permet de rêver, de m’approcher de ce que je voudrais réaliser plus tard et de me projeter. Me projeter, c’est avoir plusieurs possibilités de choix pour devenir ce que je veux être et faire. Me projeter, c’est vivre ma vie, et non pas faire de la procuration sur ce que je voudrais réaliser sans jamais me donner les moyens d'y parvenir. La passion, c’est ce qui me permet de continuer. Cette passion, cet amour, cet enivrement sont liés à la vie et à notre style de vie. Je veux sentir que je vis comme je le souhaite, simplement, mais passionnément. Pour moi, la passion se traduit par le fait d'être entouré de gens qui sont capables de faire des choix de vie en fonction de leur amour et de leur passion. Cela peut se traduire par plusieurs choses, mais s'exprime et s'explique par l'énergie et l'amour qu'ils transportent et transmettent sur leur passage, dans leur contact. Je ne veux pas être comme eux, je veux apprendre d'eux. Leur flamme vient de quelque chose de particulier, qui leur est propre. C'est pourquoi leur passion est si importante, car elle reflète ce qu'ils sont, leur différence en tant qu'êtres humains. La PAIX : depuis que je viens ici, j'y trouve un lieu où je me sens bien, car il m'inspire la paix et l'envie de poursuivre mon propre périple. C'est un lieu de ressourcement. Je ne sais pas pourquoi, mais il me permet de me reconstruire lorsque je me sens comme un petit oiseau blessé.
Je crois que la sensation d'être un petit oiseau blessé n'est pas nouvelle pour moi ; le fait que la vie ou des événements tentent par tous les moyens de me couper les ailes résonne souvent en moi. Est-ce une réalité ou un rôle que je me donne ? Je veux donner, je veux me calmer, j'en ai fini avec la quête de la perfection et l'attente perpétuelle.
Je veux aimer, caresser, cajoler.
AL, je n'étais pas assez forte pour t'aider. Je t'aimais, mais pas comme tu l'attendais. Maintenant, je dois te laisser partir et tu dois accepter que je n'aie rien pu faire de plus pour toi que de t'aimer simplement et humblement.
S'il te plaît, laisse mon âme en paix et accepte que ton âme retrouve la paix que tu recherchais tant. Accepte le bonheur où tu es, sans attentes, sans jugement. Accepte-toi, car tu es une personne magnifique.
Aime-toi, tu le mérites.
Merci pour tout, pour ton amour, pour toujours.
PS : Je t’aime.
Est-ce toi qui pars, cette passion de vivre, d'expliquer qui tu étais, qui m'a permis ce soir de me libérer de cette colère ? Ce soir, ici, je te demande pardon pour tout. Je m’excuse et j’espère que le bonheur que je t’ai permis de vivre est aussi intense que celui que tu m’as permis de vivre, d’être et de grandir.
Je te remercie du fond du cœur, tu m’as apporté tellement. Je t’aimerai à jamais, même si je veux continuer à vivre, à aimer et à me construire. Je t’aime, je t’aimais et je t’aimerai jusqu’à la fin de mes jours. Tu fais partie de moi, comme DU fait partie de moi.
Mon amour,
Je n’ai pas été assez attentive à toi, à nous. Je vais essayer de faire mieux pour la suite. Où que tu sois en ce moment, et pour l’avenir, promets-moi d’être cet être magnifique que tu as toujours été. Celui qui m’a séduite, aimée, consolée et fait grandir. À présent, tu dois prendre soin de toi, pour toi et parce que tu comptes beaucoup pour moi.
Je ne t’en veux pas, j’espère que toi non plus.
Je vais refaire ma vie. Je te remercie encore mille fois.
Mai
Je dois renaître et me reconstruire ; personne ne peut le faire à ma place. Je dois me libérer de toutes les influences de mon passé. Je vais régler mes comptes avec les fantômes qui me tirent vers le passé. Pour avancer, il faut prendre conscience de la joie et du bonheur d'être ce que l'on est.
« C’est une femme de son temps, brillante, efficace, toujours pressée, toujours en action. Sa culture est celle du progrès, ses valeurs sont celles du succès. Elle a grandi dans un monde où il faut être beau, jeune et riche, un monde où l’argent et le pouvoir sont rois. Il n’y a guère de place pour la créativité, la tendresse, la compassion ou d’autres expériences de la vie faisant appel à la solidarité humaine, comme la dépendance, la vieillesse ou la mort.
Comment vivre ?
Comment vivre autrement qu'en somnambule ou dans une angoisse permanente à la poursuite d'objectifs décevants ? Comment vivre plus pleinement ? Comment apprécier la vie ? Comment être plus heureux dans le monde d’aujourd’hui ?
« Accepte ce que tu peux faire et ce que tu ne peux pas faire. »
« Le passé est le passé, accepte-le sans le nier ni le rejeter. »
« Apprends à te pardonner et à pardonner aux autres. »
« Ne pense pas qu’il est trop tard pour t’engager. »
Mitch Albom, La dernière leçon : comment un vieil homme face à la mort m’a donné le goût de vivre.
« Mourir, c’est triste, bien sûr. Mais vivre en étant malheureux, c’est encore pire. »
« La culture n’aide pas les gens à avoir une bonne opinion d’eux-mêmes. Il faut être assez fort pour changer de culture si elle ne nous convient pas. »
« Le plus important dans la vie, c’est d’apprendre à aimer et à se laisser aimer. »
« Laisse-toi aimer. On pense qu’on ne mérite pas d’être aimé. On pense que si on se laisse aimer, on va devenir trop mou. Mais comme le disait ce sage (Steven Levine), l’amour est le seul acte rationnel. »
« Il arrive qu'on ne puisse pas croire ce qu'on voit ; il faut croire ce qu'on ressent. Et si vous voulez que les autres aient confiance en vous, vous devez sentir que vous pouvez leur faire confiance, même si vous êtes dans le noir, même si vous tombez. »
« On n’a pas non plus l’habitude de prendre un peu de recul et de se demander : est-ce donc tout ? Est-ce là tout ce que je veux ? N’y a-t-il pas autre chose ? »
« Dans la vie, il n’est jamais trop tard. Il n’a cessé de changer jusqu’à la fin. »
« Qu’attends-je de la vie ? Quelles sont les principes et valeurs que je désire suivre ?
- Est-ce vers un travail ?
- est-ce vers un style de vie ? »
- est-ce vers une passion ?
- est-ce pour une personne en particulier ?
Maintenant que Monsieur ne se tourne plus vers personne en particulier. Je me retrouve comme une barque sans rames. Je me laisse flotter, emportée par les vagues et le courant. Je ne veux pas devenir matérialiste, mais je sais qu’un jour, inévitablement, j’y parviendrai. Je veux être heureuse, me lever chaque jour en étant.
Contente de ce que Je suis.
- je vis.
- je fais
- je deviens ?
- je transmets, car n’est-il pas le but ultime de toute race que de transmettre des pensées, sa progéniture, des valeurs, des expériences, des sentiments ?
Parfois, j'ai l'impression que la vie a un goût aigre et platonique, car je me sens dépourvu de toute stimulation venant de mon environnement. J'ai parfois l'impression de devoir apprendre à laisser le temps passer, à regarder sans agir ni juger, et à laisser la vie suivre son cours.
J'ai beaucoup d'envies, mais aussi beaucoup de peurs.
J'ai envie d'aimer, d'être aimée, de faire l'amour, de donner de l'amour, de vivre pleinement, de devenir ce que j'aspire à être, de construire, de liberté, d'aventure, de voyage, de connaître et de découvrir, de partager des passions, de prendre mon temps, d'avoir des enfants avec quelqu'un pour partager ce don de soi.
J'ai peur d'avoir mal, de faire mal, de voir souffrir, de souffrir, de perdre, de me perdre, d'avoir et de perdre, de m'engager, d'être dépendante, d'aimer trop au point d'en perdre la tête, de le perdre, d'être quittée, de ne jamais retrouver quelqu'un à aimer, de ne jamais savoir où je veux vivre.
Il faudrait qu'un jour, je prenne le temps de réaliser tout ce que j'ai réussi et ma propre valeur. Il faut que j'apprenne à prendre mon temps, mais je sais que lorsque j'aurai appris cela, je ne voudrai plus courir après le savoir.
Je suis dans une dualité :
- prendre son temps pour profiter pleinement de la vie.
- continuer encore quelques années à ce rythme pour mieux réussir plus tard.
Pourquoi remets-je à demain ce que je peux faire aujourd’hui ?
En quoi dois-je croire ?
Cette semaine a été très agréable et est passée à toute vitesse. Je commence à reprendre des forces. Je suis fatigué ce soir, mais c'est une fatigue physique qui fait du bien. Marcher avec Miss A. hier et aujourd'hui a été un beau moment privilégié. J'apprécie nos échanges.
J'ai beaucoup pensé à toi, AL, cette semaine, avec une émotion agréable. Le fait d'avoir été dans des endroits que tu aimes en compagnie de Miss A. m'a beaucoup réconforté. Étais-tu conscient de tout le bien que tu m'as apporté ? Ta présence était d'un grand réconfort pour moi. Tu étais mon réconfort. Je m’excuse de ne pas te l’avoir dit avant, et plus souvent.
Merci je t'aime.
« Mes maux sont l’ouvrage de la nature, mais mon bonheur est le mien. »
« Seul au milieu d’eux »
« Il est facile de vivre les yeux fermés, en interprétant de travers tout ce que l’on voit… »
Nous sommes capables de percevoir des millions de choses simultanément, mais en utilisant notre attention, nous pouvons maintenir ce que nous voulons au premier plan de notre conscience.
Juin
Je me sens seul, avec un vide en moi. À quoi bon vivre sans pouvoir donner son amour ? La solitude était une amie quand je n'avais pas cette sensation de vide intérieur. Je me rends compte aujourd'hui qu'un chapitre de ma vie se termine pour laisser la place à un autre. Pourquoi sommes-nous sur cette planète ? Que doit-elle nous apporter ? Qu'attendons-nous de demain ? Je sais que j’aime la vie, que j’y crois et que j’ai de l’espoir.
Mais aujourd'hui, j'ai mal, je souffre, je me sens perdue et seule pour traverser ma vie. Je me sens perdue et désemparée. Il me manque. Comme si l’on voulait toujours ce que l’on ne peut pas avoir. Je suis une éternelle insatisfaite. Je sais que je dois apprendre à prendre mon temps et à vivre au jour le jour.
Mais là, en ce moment, je me sens trop seule et vide. J'ai l'impression que tout ce que j'ai construit n'a plus de sens à cause de cette solitude intense qui m'envahit. Est-ce qu'un jour, je pourrai aimer et être aimée pour ce que je suis ?
Être moi-même avec quelqu'un qui saura partager, échanger et vivre avec moi. Comment vivre avec ce vide ? Dois-je l'accepter ou lutter pour retrouver un semblant de bonheur ?
e veux être reconnue pour ce que je suis.
Je sais que je ne suis pas prête à vivre avec quelqu’un, mais j'ai besoin de donner de l’amour et de l’attention.
Je m'endors avec les larmes aux yeux. Je vais profiter de cette deuxième vie, celle de mes rêves.
Tu seras toujours en moi, où que tu sois.
Quatre accords toltèques
1. Que votre parole soit impeccable.
2. Ne faites jamais une affaire personnelle de quoi que ce soit ;
3. Ne faites pas de suppositions.
4. Faites toujours de votre mieux.
Vous n'êtes en aucun cas responsable de ce que les autres font. Leurs actions dépendent d'eux-mêmes. Chacun vit dans son propre rêve, dans sa propre tête. Chacun vit dans un monde totalement différent du vôtre.
Leur point de vue résulte de toute la programmation qu’ils ont subie au cours de leur domestication.
Lorsque vous vous sentez bien, tout ce qui vous entoure est bien. Et quand tout ce qui vous entoure est bien, tout vous rend heureux. Vous aimez tout ce qui vous entoure, parce que vous vous aimez vous-même. Parce que vous vous appréciez tel que vous êtes. Parce que vous êtes satisfait de vous-même. Parce que vous êtes satisfait de votre vie.
La guérison est en chemin, et il ne faudra pas longtemps avant que votre situation s'améliore. Si quelqu’un ne vous traite pas avec amour et respect, considérez cela comme un cadeau : il finira par vous quitter. Si ce n'est pas le cas, vous risquez de passer des années à souffrir avec lui. La séparation sera douloureuse pendant quelque temps, mais votre cœur guérira. Puis, vous pourrez choisir ce que vous voulez. Vous découvrirez que vous devez moins faire confiance aux autres et davantage à votre propre capacité à faire de bons choix.
Si vous agissez simplement pour le plaisir d'agir, sans rien attendre en retour, vous découvrirez que vous apprécierez tout ce que vous ferez. Lorsque vous faites de votre mieux, vous apprenez à vous accepter. En restant conscient, vous pouvez apprendre de vos erreurs. Cela signifie s'exercer, regarder honnêtement les résultats de vos actions et continuer à vous exercer. Ceci accroît votre conscience.
Tao des émotions, 2010
L’homme est placé au centre : c’est un microcosme dans un macrocosme, ce qui signifie que tout ce qui existe dans le monde est représenté dans le corps humain, et que l’homme doit vivre en harmonie avec son environnement.
Les taoïstes considéraient la vie comme un changement perpétuel. Ils avaient compris que tout est transformable, modifiable et changeant.
La seule chose stable, c’est le changement !
J’ai mal, à l’intérieur !
J’aimerais en parler à quelqu’un, mais qui accepterait de perdre son temps à m’écouter sans me juger ? Cet être que j’aimais, qui m’a tant apporté et avec qui je voulais construire ma vie. Une vie d’échange.
Je t’aime encore, il est en moi, il m’envahit complètement. Je ne sais pas expliquer ce qui se passe en moi, mais j’ai mal, très intensément. Je l’aimais, je l’aime. Comment faire pour surmonter tout cela ? Comment vais-je retrouver ma liberté alors que je suis à jamais enchaînée à ces sentiments ?
On dit qu'écrire permet de clarifier ses idées, de les classer, de les organiser et de les évacuer.
Nous sommes le 4 novembre 2010 et, pour moi, tout va bien. Je suis amoureuse d'un être magnifique, j'ai un rythme de vie paisible et des projets qui me plaisent.
Aujourd'hui, je suis en paix avec moi-même et j'aime ma vie.
Je suis heureuse et je souhaite de tout mon cœur pouvoir profiter de ce bonheur simple le plus longtemps possible.
2011 ZEN et VEDANTA
Swami Prajnanpad disait aussi : « Deal with the cause, not with the effect ». Occupez-vous de la cause, pas de l’effet. Ce principe s'applique à tous les niveaux, y compris dans les relations humaines. Trop souvent, nous ne traitons avec les autres qu'en surface. Nous croyons et nous comprenons, mais nous ne nous comprenons pas. Nous réagissons en effet au comportement de l’autre, à ce qu’il dit, à ce qu’il fait, à ce qu’il manifeste extérieurement, sans nous préoccuper de ce qui se cache derrière l’apparence.
L’autre fait de même avec nous, ce qui aboutit à un dialogue de sourds, car personne ne s’intéresse à la cause latente dont le comportement n’est qu’un effet. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne l'éducation des enfants : un enfant capricieux, difficile ou agressif est avant tout un enfant malheureux dont les besoins profonds n'ont pas été entendus ni pris en compte.
En revenant à la racine, vous découvrirez le sens caché derrière les apparences ; en vous en éloignant, vous vous en éloignez.
Le sujet disparaît à la suite de l’objet, et l’objet s’évanouit avec le sujet. La distinction entre le sujet et l’objet est à l’origine de la dualité. Il s'agit de la distinction entre ce que j'appelle « moi » et ce que j'appelle « autre de moi », sachant que, à l'intérieur de moi, toutes sortes de phénomènes peuvent être « objectivés » : une pensée, une émotion, une sensation (aimées ou détestées).
Tant que j’attache une importance primordiale à l’objet au lieu de le considérer simplement comme une expression fluctuante et évanescente, j’affirme également l’existence de celui qui est là pour le percevoir.
2026
Aujourd'hui encore, tu apparais dans mes pensées, car cette expérience m'a permis de faire face à la réalité du quotidien. Merci pour cet apprentissage.

Commentaires